Actualisé 01.09.2015 à 22:48

France

Le braquage d'un fourgon déjoué par la police

Des malfrats projetaient de s'en prendre à un blindé dans la région d'Annecy. Ils ont été interpellés avant de passer à l'acte.

Neuf hommes ont été mis en examen lundi, après un coup de filet de la PJ contre une bande de braqueurs présumés, qui projetait une attaque de fourgon blindé dans la région d'Annecy, a indiqué mardi le procureur de la République de Marseille.

Sept d'entre eux ont été incarcérés, et deux ont été placés sous contrôle judiciaire, a précisé le procureur Brice Robin, au cours d'une conférence de presse à Marseille. Il a souligné que cette équipe était constituée «du haut de gamme du grand banditisme». Ces hommes, âgés de 30 à 60 ans, ont tous déjà été condamnés «pour association de malfaiteurs» et certains d'entre eux «pour assassinat par des cours d'assises, soit pour meurtre», a-t-il ajouté.

Un impressionnant arsenal

Selon les premiers éléments de l'enquête, ces hommes projetaient de braquer «un fourgon blindé ou un centre fort». La décision de les interpeller a été prise «dès qu'une cache d'armes a pu être identifiée», a indiqué Brice Robin, précisant «qu'un véritable arsenal» avait été découvert à Saint-Julien-de-Peyrolas dans le Gard. Il contenait une quinzaine d'armes, dont quatre fusils d'assaut de type kalachnikov, des armes de poing, 1600 cartouches et munitions, des gilets pare-balles, des notices d'utilisation de grenades et des faux papiers.

La plupart des interpellations ont été pratiquées «en douceur» jeudi après-midi, a indiqué Eric Arella, directeur de la PJ marseillaise, ajoutant que six d'entre elles avaient eu lieu à Marseille, notamment à la plage, une à Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, et deux en Corse dans la région de Calvi.

En planque à Talloires

Le projet criminel de cette équipe, qui s'était regroupée début août dans un gîte à Talloires près d'Annecy, a semble-t-il été ajourné après l'assassinat le 6 août de Robert Berengier, un membre du grand banditisme marseillais.

Deux informations concomitantes, reçues début juillet par la PJ de Marseille et celle de Lyon, ont mis les policiers sur la piste de cette équipe. Le procureur de Marseille a alors demandé à la l'équipe de Lyon de se dessaisir de son dossier au profit de celle de Marseille, car «la majorité d'entre eux sont nés à Marseille et issus du grand banditisme marseillais», a indiqué Brice Robin.

Pas moins d'une centaine de policiers se sont employés à réaliser des surveillances qui ont permis de déboucher «sur l'interpellation des malfaiteurs avant qu'ils ne commettent leur forfait», a précisé Philippe Veroni, patron de la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée. (afp)

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