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Le Brésil a déboisé 30% de ses forêts en 500 ans

Le Brésil a déboisé 2,5 millions de km2 (près de cinq fois la France) de sa végétation d'origine, soit 30% de ses forêts, selon une étude du ministère de l'Environnement.

La plus grande partie a disparu au cours des 500 dernières années.

"Cette étude dresse un tableau assez actuel de la situation des écosystèmes brésiliens", a déclaré Braulio Dias, directeur du Programme national de biodiversité du ministère brésilien de l'Environnement et responsable de l'étude, au quotidien O Globo. Fondée sur des images satellites et des recherches sur le terrain, elle servira d'outil aux politiques de préservation de l'environnement, selon lui.

L'Amazonie, la Forêt Atlantique (la forêt tropicale humide la plus riche du monde du point de vue de la biodiversité), le Cerrado (savane), la Caatinga (forêt épineuse adaptée à l'aridité), le Pantanal (plus grande zone humide de la planète) et les Pampas (plaines fertiles) sont les principaux biomes du Brésil.

La Forêt Atlantique sur le littoral du Brésil est l'écorégion qui a été la plus dévastée depuis l'arrivée en 1500 des Portugais : 751.000 km2 déboisés. L'Amazonie, l'écozone la plus étendue du pays, arrive derrière avec 527.000 km2. Le Pantanal est la région la mieux préservée avec - seulement - 17.000 Km2 devastés en un peu plus de 500 ans.

"Cette étude est importante car il est difficile d'élaborer des politiques publiques et de faire un travail de contrôle sans avoir de données du terrain", a souligné M. Dias. Il cite le cas de la région amazonienne grignotée par les terres agricoles en raison de l'interêt croissant pour les biocombustibles à base de canne à sucre.

"Le gouvernement utilisera cette étude pour établir des limites à l'expansion de la canne à sucre dans ses frontières actuelles", a-t- il estimé.

"Il y a une tendance à ne valoriser que l'Amazonie et à oublier les autres biomes du Brésil. C'est une erreur car chaque écorégion a son importance. Le Cerrado (centre-ouest), par exemple, est le grand réservoir d'eau du Brésil", a estimé de son côté l'écologiste José de Padua, chercheur à l'Université fédérale de Rio de Janeiro. (ats)

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