Italie: Le budget 2015 adopté par le Parlement
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ItalieLe budget 2015 adopté par le Parlement

Le Parlement italien a définitivement adopté lundi soir le budget proposé par le gouvernement de Matteo Renzi pour 2015. Il vise à la fois à relancer l'économie et à améliorer les comptes publics.

Après le Sénat, qui avait accordé sa confiance au gouvernement lors d'un vote samedi à l'aube après une nuit mouvementée, la Chambre des députés a approuvé le texte lundi soir par 307 voix contre 116, à l'issue d'une journée également tendue.

Pendant l'examen au pas de charge de dizaines d'amendements, le Mouvement 5 étoiles de l'ex-comique Beppe Grillo s'est illustré par plusieurs coups d'éclats. Certains de ses membres ont même été jusqu'à s'installer sur les sièges réservés au gouvernement.

Ce budget «est équilibré et efficace. Il soutient la croissance et l'emploi et renforce la durabilité des comptes», avait assuré à la presse le ministre de l'Economie, Pier Carlo Padoan.

Le texte prévoit des mesures en faveur des ménages, comme la pérennisation du bonus annuel de 80 euros pour ceux dont le salaire ne dépasse pas 24'000 euros (29'000 francs) par an ou l'instauration d'un «bonus bébé» de 80 euros par mois pour chaque enfant né à partir du 1er janvier de parents résidant légalement sur le territoire.

Il prévoit aussi des mesures pour les entreprises, avec en particulier des baisses de charges salariales destinées à favoriser les embauches.

Après avoir réclamé des efforts supplémentaires, Bruxelles avait accepté fin novembre ce projet de budget, grâce à des corrections de dernière minute. L'Union européenne n'avait pas pour autant exclu de demander des «mesures supplémentaires» de réduction des déficits et d'imposer des amendes en cas de non-respect des règles.

Davantage d'économies

Le projet initial prévoyait un déficit de 2,9% du PIB après 3% en 2014 ainsi qu'un report de 2015 à 2017 de la réalisation de l'objectif de retour à l'équilibre.

Dans sa deuxième mouture, le gouvernement italien s'est engagé à des mesures d'économies supplémentaires équivalant à quelque 4,5 milliards d'euros (5,4 milliards de francs). Il a promis de réduire le déficit structurel de plus de 0,3 point de pourcentage de PIB par rapport à 2014, soit mieux que le 0,1 point prévu au départ, mais encore loin du 0,5 point qu'attendait la Commission.

M. Renzi a plaidé à Bruxelles pour plus de souplesse en arguant que le déficit budgétaire italien restait sous la limite de 3% du PIB et qu'il était engagé dans un vaste programme de réformes pour sortir le pays de la crise.

L'Italie se trouve actuellement dans sa 3e année de récession et le chômage atteint des niveaux record (13,2% en novembre, et 43% chez les jeunes), tandis que sa dette publique dépasse les 2100 milliards d'euros. (ats)

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