yverdon: Le bulletin de vote se niche au fond du fascicule d'info
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yverdonLe bulletin de vote se niche au fond du fascicule d'info

Intégré à la brochure, le bordereau pour la votation sur la vidéosurveillance du 8 février n'a pas été vu par tous. Pas illégal, mais...

par
Carole Pantet

«Ah bon. C'était dans la même enveloppe que le vote sur les bilatérales et celui sur les impôts?» A l'image de Jérémy, plusieurs Yverdonnois n'ont pas vu passer le matériel pour la votation communale sur la vidéosurveillance du 8 février. C'est que le bulletin est fondu dans la dernière page du fascicule d'information, dont tous les électeurs ne sont pas friands. Les objets fédéraux et cantonaux avaient, eux, un bulletin de vote séparé.

La commune a fait ce choix afin de se conformer aux consignes de la Centrale d'achat de l'Etat de Vaud (CADEV), qui met sous pli le matériel. «On aurait pu glisser manuellement le bulletin au centre de la brochure, mais cela demandait plus de travail», détaille Jean Mermod, du Greffe municipal. Le trouble de certains électeurs est remonté aux oreilles du syndic. Mardi, Rémy Jaquier a lui-même pris soin de localiser le bordereau devant les caméras de la télé locale.

Au Canton, c'est avec un grand éclat de rire qu'on apprend l'existence d'un tel bulletin. «Je n'ai jamais vu une chose pareille», s'amuse Sylvain Jaquenoud, chef de la section politique. L'invention yverdonnoise, liée à une mauvaise compréhension des consignes, n'aurait rien d'illégal. «Mais je conçois tout à fait qu'elle embrouille les citoyens», poursuit-il. Puisque le trouble ne nuit pas à un camp davantage qu'à l'autre, la votation ne pourra pas être invalidée. «Mais je vais regarder avec les juristes si on peut préciser la loi pour que cela n'arrive plus.»

Le débat a fait un flop

Une cinquantaine de spectateurs, dont une quarantaine d’élus: le débat public organisé par la Ville en vue de la votation sur la vidéosurveillance a fait un flop mardi soir. Les Yverdonnois se moquent-ils de la question? Il semble que non. Une petite partie d’entre eux a suivi les débats sur la télévision locale. Le reste ne semble pas avoir appris la tenue de ce débat. Ils clament aussi que leur opinion est forgée et qu’il ne sert plus à rien d’en parler.

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