Actualisé 27.01.2011 à 14:41

Berlusconi/Rubygate

Le «bunga bunga» et ses différentes défintions

Depuis le début de l'affaire Rubygate, l'expression «bunga bunga» est entrée dans le langage courant italien. Les interprétations divergent.

La première version du «bunga bunga» est que c'est une blague fort peu raffinée, mais appréciée, du chef du gouvernement Silvio Berlusconi sur les pratiques sexuelles attribuées à une tribu de cannibales, qui a fait dès la fin de l'an passé l'objet de parodies à la télévision et sur le net.

Une seconde version circulant dans la presse affirme qu'il s'agit d'un rituel sexuel, non spécifié, propre «au harem» que possèderait le dirigeant libyen Mouammar Khadafi dont ce dernier aurait parlé à Silvio Berlusconi.

Depuis l'annonce le 14 janvier qu'une enquête est menée par le parquet de Milan contre M. Berlusconi pour recours à la prostitution de mineure, d'autres versions circulent, tirées des écoutes ordonnées par les juges sur les téléphones des jeunes filles participant aux fêtes à Arcore, la résidence de Silvio Berlusconi, près de Milan (nord).

Des participantes ont indiqué à d'autres deux heures du matin comme horaire pour le début du «bunga bunga», synonyme de strip-teases et parties de débauche tournant à l'orgie. L'autre version fait du «bunga bunga» le nom de la «discothèque», un peu spéciale semble-t-il, qui existe dans le sous-sol de la villa d'Arcore et est équipée pour le lap-dance, la «danse contact».

Code affectueux

La dernière version du «bunga bunga», celle qui recueille le moins d'adeptes, a été livrée récemment lors d'une interview télévisée par une actrice, Sabina Began, amie de Silvio Berlusconi: l'expression, selon elle, n'est rien d'autre qu'un code affectueux entre eux.

Le nom de Sabina Began avait déjà défrayé la chronique dans un précédent scandale sexuel ayant impliqué en 2009 M. Berlusconi. Elle était surnommée «la reine des abeilles» en tant qu'organisatrice de fêtes dans sa villa de Sardaigne et sa résidence romaine. (afp)

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