Actualisé 20.02.2016 à 07:01

Réseaux sociauxLe business des animaux stars sur Instagram

Les réseaux sociaux ont propulsé sous les projecteurs de nombreux animaux. Une affaire très lucrative.

photo: Kein Anbieter

«Chloe a 115'000 followers sur Instagram. Elle aime la mode, les voyages, et les séances photos» peut-on lire ce vendredi sur le webzine Quartz. Chloe est un petit bulldog adulé par les internautes et dont la réputation fait pâlir les it-girls en herbe.

Les réseaux sociaux ont donné naissance à un genre de business auquel Lassie n'aurait même pas pu rêver: les animaux stars du web. Lignes de produits, pubs, invitation VIP, tonnes de cadeaux et services gratuits... «Les managers n'aiment pas discuter des chiffres exacts, mais en règle générale une star des réseaux sociaux - un animal ou un humain - peut exiger 2000 dollars et plus par prestation, une fois passée la barre des 100'000 abonnés» sur Instagram, Facebook ou Twitter. Certains animaux ont plus d'un million de fans.

«Weekly Fluff»

Souvent leurs propriétaires se retrouvent dans le grand bain par surprise. «La célébrité suit souvent une trajectoire établie. Les propriétaires créent un compte Instagram pour montrer les photos de leur animal chéri. Le compte commence à attirer des fans, lentement, jusqu'à un moment décisif - un article, un re-gram d'une personnalité - qui catapulte l'animal dans la lumière». Les contrats suivent, et bien vite les stars (humaines) se l'arrachent.

Si de nombreuses plateformes existent, Instagram reste la favorite pour sa capacité ludique à rendre photogénique. Mais comme pour les it-girls, mettre à son avantage un animal star, c'est du travail. Lumière, décoration en fond, scénarios intéressants et originaux... les détails comptent.

Avis aux directeurs de casting: les meilleures publications animalières de la plateforme remontent sur la page «Weekly Fluff» répertoriant les plus beaux compagnons.

«Les chiens mignons rendent les gens heureux»

L'investissement est chronophage, mais les retombées commerciales peuvent être énormes: un chien comme «Boo», connu de nombreux internautes à travers le monde pour sa ressemblance troublante avec une peluche, peut amasser 20'000 «likes» en quelques heures en posant avec un produit. De quoi attiser la convoitise des marques.

Certains propriétaires ne peuvent plus suivre et finissent par engager des agences de management de talents qui n'existaient jusqu'à maintenant que pour des humains. «Les chiens mignons rendent les gens heureux et les marques veulent rendre les gens heureux, donc la transition était toute naturelle», estime une entrepreneuse à l'origine de la «Dog Agency» à New York.

En un sens, il fallait s'y attendre. Les animaux sont d'incroyables ambassadeurs pour les entreprises, explique l'article: «Ils arrivent avec leurs hordes de fans dévoués. Contrairement aux humains, ils ne peuvent nuire à l'image de la marque en multipliant les scandales ou les tweets offensifs. Ils ne se marient pas, n'ont pas d'enfants, ne veulent pas emmener leur art "dans une nouvelle direction" (...) Ils sont adorables, silencieux, et parfaits».

Pour en savoir plus, lire l'intégralité du reportage sur le site de Quartz

(NewsXpress)

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