Yémen: Le calendrier des pourparlers se précise
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YémenLe calendrier des pourparlers se précise

Depuis plusieurs semaines, l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen tente de relancer le processus de paix.

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Keystone
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

AFP
La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

AFP

Les pourparlers de paix au Yémen commenceront la semaine prochaine en Suède, a annoncé jeudi l'ambassadeur de Grande-Bretagne au Yémen dans un tweet. Ce dernier était adressé au porte-parole de la rébellion houthie.

«Les consultations en Suède menées par l'émissaire des Nations unies auront lieu la semaine prochaine. J'ai réservé mon voyage et j'attends avec impatience de vous voir conduire votre délégation», a écrit Michael Aron dans ce message à Mohamed Abdousalam. «La solution politique est le moyen d'aller de l'avant», a ajouté l'ambassadeur, qui est basé à Ryad, la capitale saoudienne.

Processus relancé

Depuis plusieurs semaines, l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, le diplomate britannique Martin Griffiths, tente de relancer le processus de paix après l'échec d'une première tentative en septembre à Genève. Les Houthis ne s'étaient pas déplacés.

Un membre de la délégation gouvernementale yéménite a dit mercredi à Reuters que les discussions auraient lieu le 4 décembre. La date pourrait changer pour des questions de logistique. Sans avancer de date précise, une porte-parole de Martin Griffiths s'est bornée à dire que «les préparatifs se poursuivaient comme prévu, en espérant que les consultations auront lieu début décembre».

Visites de représentants de l'ONU

Martin Griffiths s'est rendu cette semaine à Sanaa, où il a rencontré des dirigeants houthis. Le sous-secrétaire général de l'ONU pour les affaires humanitaires, Mark Lowcock, est également arrivé jeudi dans la capitale yéménite tenue par les rebelles.

«Premièrement, j'aimerais qu'il y ait une cessation des hostilités, surtout autour de l'infrastructure clé, surtout autour de Hodeida», a-t-il déclaré à la presse à son arrivée à Sanaa pour une visite de trois jours. «Deuxièmement, j'aimerais que les agences humanitaires puissent fonctionner dans un environnement moins difficile», a ajouté le responsable onusien.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont pris la tête en mars 2015 d'une coalition militaire pour soutenir le gouvernement du président Abd-Rabbo Mansour Hadi contre les Houthis. Ces derniers tiennent la capitale yéménite depuis quatre ans et progressaient à l'époque en direction du port d'Aden.

Les Occidentaux, qui fournissent armes et renseignements à la coalition conduite par les Saoudiens, appuient les efforts de l'ONU.

Fragile suspension des tirs

Les Houthis ont annoncé la semaine dernière l'arrêt des tirs de drones et de missiles vers les pays voisins. La chaîne télévisée des Houthis, Al Masirah, a toutefois rapporté jeudi que les rebelles avaient tiré un missile dans la région saoudienne de Najran.

La coalition arabe a suspendu son offensive sur le port de Hodeïda contrôlé par les Houthis, mais des affrontements sporadiques se poursuivent dans les faubourgs de la ville.

En trois ans et demi, la guerre a fait des milliers de morts - un rapport de l'ONU fin 2016 faisait état d'au moins 10'000 morts depuis mars 2015 et le compteur est resté bloqué depuis. Le conflit a acculé le Yémen au bord de la famine. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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