Présidentielle française: Le calme avant la tempête électorale
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Présidentielle françaiseLe calme avant la tempête électorale

Samedi, les candidats à la Présidentielle étaient «au repos». Les électeurs, eux, sont encore nombreux à ne pas savoir qui choisir.

par
Robin Carrel
Paris
Samedi, c'était une journée sans politique en France.

Samedi, c'était une journée sans politique en France.

Keystone/AP/Emilio Morenatti

Sur le Champ-de-Mars, un jeune homme et une jeune femme devisent de leurs récentes conquêtes. Après une crêpe rapidement engloutie à quelques mètres de la Tour Eiffel, la conversation dévie bien vite sur le terrain politique. «J'hésite entre Fillon et Macron», dit l'un. «Ouais, moi je suis encore en train de douter entre Fillon et Le Pen», ajoute l'autre. En même temps, pour pouvoir s'offrir une crêpe à douze euros et un jus d'orange à huit, il faut penser à protéger son patrimoine.

Comme de nombreux Français, ils n'ont soit pas encore fait leur choix, soit ils hésitent entre deux candidats. «Mais Le Pen n'aurait aucune chance au second tour», ajoute la demoiselle, dubitative. C'est la première fois qu'ils votent et semblent très investis dans cette mission. Du coup, ils soupèsent les pour et les contre de toutes leurs opportunités, quitte à changer d'avis au dernier moment. Le cauchemar des sondeurs, une fois de plus.

Depuis janvier, 58% des Français ont changé d'avis. C'est énorme et ça montre bien à quel point, jusqu'à l'ultime seconde, tout peut arriver ce dimanche. Il y a cinq ans, la moitié des votants avaient déjà évolué dans leur réflexion au cours des derniers mois. Cette année, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui a profité de ces revirements. François Fillon, Benoît Hamon et Marine Le Pen semblent être les principaux perdants jusqu'ici. Pour le premier et la troisième, leur discours sécuritaire après l'attentat de jeudi dernier pourrait bien faire encore pencher la balance.

Mélenchon dans un Sports Bar

Après un samedi où aucun des candidats n'a pu s'exprimer – la campagne officielle était close vendredi soir à minuit –, les bureaux de vote vont pouvoir se remplir et les émissions TV et radios y aller de leur «breaking news» chaque fois qu'une personnalité glissera un bulletin dans une urne. Ce ne sera toutefois que le calme avant la tempête. Car dès les premiers chiffres de participation, les analystes seront chauffés à blanc. L'apothéose aura lieu à 20 heures tapantes, si jamais les choix sont assez clairs pour dégager deux vainqueurs.

Pour vivre cette soirée potentiellement longue, Macron sera Porte de Versailles, où il a loué une salle pouvant contenir 3000 personnes. Le Pen, elle, ira à Hénin-Beaumont, où 600 journalistes sont attendus. Fillon, pour sa part, sera à son QG de campagne, accompagné de quelque 500 reporters Le dernier du «carré d'as» de cette élection, Mélenchon, a donné rendez-vous à la presse dans un Sports Bar près de la Gare de Lyon. Vous devinez ainsi facilement d'où 20 minutes vous fera vivre la soirée en direct...

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