Libye : Le calme revient à l'aéroport de Tripoli
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Libye Le calme revient à l'aéroport de Tripoli

Paralysé lundi pendant plusieurs heures par des miliciens qui ont encerclé la piste, l'aéroport international de Tripoli en Libye a retrouvé un semblant de calme dans la soirée.

Des brigades de combattants ralliés au ministère de l'Intérieur du pouvoir de transition ont repris le contrôle des lieux. Ces dernières disent agir de leur propre chef. Un des chefs des brigades a expliqué que dix personnes avaient été blessées. Mais celui-ci n'a pas fourni d'autres détails.

Un peu plus tôt dans la journée, des combattants de la brigade Al Aoufea avaient encerclé l'aéroport de Tripoli en réclamant la libération de l'un de ses chefs, enlevé dimanche soir et qui, selon eux, serait détenu à l'intérieur de l'aéroport.

Selon un responsable des douanes à l'aéroport, les vols au départ de l'aéroport international de Tripoli ont dû être annulés et ceux à l'arrivée étaient déroutés vers l'aéroport militaire Mitiga, toujours à Tripoli.

Enlèvement

Le chef d'Al Aoufea, le colonel Abou Oegueila al Hebeichi, a été enlevé par des rebelles armés alors qu'il se rendait de Tarhouna à Tripoli dimanche soir, selon un porte-parole du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir en Libye).

Les miliciens d'Al Aoufea présents à l'aéroport ont déployé des véhicules blindés sur la piste et encerclé les avions qui étaient stationnés aux abords, a déclaré un fonctionnaire du ministère de la Défense à Tripoli.

Un membre de la brigade a pour sa part indiqué à l'agence Reuters que d'après les miliciens, leur chef serait détenu quelque part dans l'aéroport, après avoir été enlevé dimanche soir par le Comité de sécurité de Tripoli pour des raisons qu'il a dit ignorer. «Nous protestons contre son enlèvement en nous déployant à l'aéroport», a expliqué Anas Amara à Reuters.

Cet incident est le dernier en date d'une série d'événements qui illustrent l'incapacité du gouvernement à affirmer son autorité sur une myriade de milices refusant de rendre les armes depuis la révolution qui a fait tomber le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Troubles à Benghazi

Des affrontements armés ont éclaté lundi soir à Benghazi entre des membres de la police militaire et une brigade de cette ville de l'est libyen, après la mort d'un jeune à un point de contrôle à l'ouest de la ville, selon une source sécuritaire à Benghazi. Vers minuit, des combats étaient toujours en cours autour du QG de la police militaire à Benghazi, selon un journaliste de l'AFP.

Selon un responsable de sécurité, un jeune membre d'une brigade de la ville a été tué par balle près du checkpoint d'Al-Gawercha tenu par la police militaire, ce qui a déclenché les hostilités.

Les affrontements ont commencé autour de ce point de contrôle avant que la brigade n'attaque le QG de la police militaire dans le quartier d'Abouhdima où des tirs d'armes de différents calibres et des sirènes d'ambulances ont été entendus, selon le journaliste.

Des sources des services de sécurité n'ont pas fait état dans l'immédiat de victimes ou de dégâts.

(ats)

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