Actualisé 31.03.2017 à 15:34

Présidentielle française

Le camp Fillon s'apprête à torpiller Macron sur le web

A coups de hashtags évoquateurs, l'équipe du candidat de droite lance ce week-end une offensive sur les réseaux sociaux. Son objectif: dégommer Emmanuel Macron.

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Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

AFP
Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone
... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone

Le parti des Républicains va lancer une nouvelle campagne sur le web, ce week-end. Cible de l'opération: Emmanuel Macron, annonce «Le Parisien». Des affiches et des hashtags assassins comme #macrongirouette, #macronlhéritier ou #macronitude vont envahir les réseaux sociaux. «La macronitude, cela fait référence à la «bravitude» (ndlr: mot inventé par Ségolène Royal en 2007, qui lui avait valu les moqueries de la droite). C'est pour montrer le problème de solidité du candidat. Les autres sont là pour illustrer ses revirements successifs et le fait qu'il est le faux nez de François Hollande», explique un cadre du parti des Républicains.

Ces slogans font écho aux propos tenus par François Fillon sur RTL, jeudi. Le candidat de la droite avait en effet surnommé avec ironie son adversaire «Emmanuel Hollande (...) ou François Macron si vous préférez». Cette campagne est censée provoquer un réflexe de répulsion à l'encontre du trentenaire. Elle vise également à attirer les électeurs du centre droit dont les idées sont proches de celles de Macron et que les déboires judiciaires de Fillon.

Cette fois-ci, en principe, pas de dérapage en vue. Début mars, une caricature de Macron créée par un dessinateur du parti avait créé un tollé. Le candidat d'En Marche était représenté avec un nez crochu, rappel aux codes de propagande antisémite. «C'était une regrettable erreur, on s'en est excusés», admet une source des Républicains. D'après «Le Parisien», cette campagne virtuelle n'est qu'une étape de l'offensive menée contre Macron. Le camp Fillon a l'intention de multiplier les attaques d'ici au 23 avril, jour du premier tour de l'élection présidentielle. Il compte s'en prendre ensuite à Marine Le Pen, également sur les réseaux sociaux, mais pas avant l'entre-deux-tours.

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