20.07.2018 à 04:54

Plan-les-Ouates (GE)

Le camping d'un festival ne veut pas des Genevois

Le tout nouveau camping du festival Plein-les-Watts est «réservé aux personnes provenant hors du canton de Genève».

de
Maria Pineiro
Le festival va ouvrir un camping afin d'accueillir ses visiteurs étrangers.

Le festival va ouvrir un camping afin d'accueillir ses visiteurs étrangers.

Patrick Gillieron Lopreno

Le plus grand festival de musique reggae de Suisse romande innove. Pour sa douzième édition, Plein-les-Watts va mettre en place un camping. «Il s'agit de pallier un manque et d'éviter que les personnes qui viennent de loin - des mélomanes du Sud de la France ou d'Espagne - ne s'installent aux abords du village de manière sauvage, comme cela s'est fait par le passé», explique Bastien Rae, le responsable de la future infrastructure.

Le camping sera effectivement destiné aux visiteurs et non aux locaux. Parmi les règles édictées, il en est une qui interpelle particulièrement: l'espace est «réservé aux personnes habitant hors du canton de Genève». Une exigence de la commune de Plan-les-Ouates, d'après les organisateurs.

Solution pour tous

Le strict respect de cette règle amènerait les responsables à accepter un habitant de France voisine, toute proche, et à refuser un festivalier de Versoix, à l'autre bout du Canton. «Il est évident que nous ne laisserons pas des gens sans solutions, ou dans l'incapacité physique de rentrer chez eux, sur le carreau, détaille Nicolas Clémence, président du festival. Cette règle permet d'éviter que les jeunes des environs, qui peuvent rentrer dormir à la maison, ne prennent la place de personnes habitant plus loin.»

Conseiller administratif en charge de la culture, Xavier Magnin n'exclut pas que cette exigence ait pu être posée telle quelle lors des nombreuses discussions entre la commune et l'association qui chapeaute le festival. «Mais il faut surtout penser en termes de proximité, plutôt que de territoires à proprement parler, nuance-t-il. Le terrain du camping n'est pas extensible et nous ne souhaitons pas un afflux de personnes qui décident de rester à la dernière minute.»

Pas d'after

Le camping du festival n'a en effet pas vocation à devenir un lieu d'after. Que ceux qui s'imaginent festoyer durant trois jours comme cela se fait à Paléo déchantent: Plein-les-Watts s'est doté de règles strictes, notamment en termes d'horaires et de bruit. «Nous nous trouvons dans un contexte presque urbain, il y a des voisins à respecter. Nous voulons par ailleurs continuer de collaborer en bonne intelligence avec la commune», argumente Nicolas Clémence.

La bonne entente semble effectivement régner entre Plein-les-Watts et la commune: nous avons toujours pu discuter et avancer avec l'association et nous réjouissons de la création d'un camping, conclut Xavier Magnin.

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