Actualisé 17.03.2011 à 22:29

GenèveLe canton aide le GSHC à la limite de la légalité

L'Etat a versé 1,6 millions de francs au Genève-Servette avec des fonds de la loterie romande. La légalité de la démarche est en question.

de
Raphaël Leroy
Hughes Quennec, Mark Muller et Charles Beer ont signé un accord en juin.

Hughes Quennec, Mark Muller et Charles Beer ont signé un accord en juin.

Le conseil d'État genevois a-t-il agi dans l'illégalité en octroyant une subvention au Genève-Servette (GSHC) en juin dernier? Cet été, le canton, la Ville et le club se réunissaient pour annoncer un accord visant à soutenir des Aigles aux abois. L'État y consentait une aide ponctuelle de 1,6 millions de francs versée directement au GSHC à titre de «soutien très spécial». Le hic, c'est que cette somme provient des fonds de la Loterie romande qui exclue toute aide à une société anonyme.

La commission des finances s'en mêle

Curieuse d'en savoir plus, la commission des finances du Grand Conseil a entendu il y a trois semaines le magistrat en charge du sport, Charles Beer. «Nous sommes dans une zone grise, indique Éric Bertinat, président de la commission. L'aide de l'État peut se comprendre vu les négligences de la Ville, qui serait d'ailleurs bien inspirée de rembourser le canton. Mais cette subvention reste peu claire. L'État doit s'expliquer.»

Absence d'audit

Car contrairement à ce que beaucoup croient, cette somme n'a jamais été auditée par la Cour des comptes. «Notre rapport de septembre n'a pu prendre en compte ce montant, confirme Stanislas Zuin, le président de la Cour. Mais nous allons l'étudier dans le cadre du suivi des recommandations d'ici juin.»

Le canton, lui, reste serein. «Tout a été fait dans la légalité, estime Michael Kleiner, secrétaire général adjoint au sport du Département de l'instruction publique. Nous réfutons ce terme de «zone grise». L'attribution de ces sommes est du ressort du Conseil d'Etat qui a agi dans ce cadre- là.»

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