Taux de chômage: Le canton de Neuchâtel bat tous les records
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Taux de chômageLe canton de Neuchâtel bat tous les records

Le canton de Neuchâtel connaît un taux de chômage sans précédent, le plus élevé depuis l'instauration d'une statistique fédérale en 1936.

Les entreprises qui ont recouru très tôt au chômage partiel voient leur autorisation arriver à échéance et ont commencé à licencier.

Le taux de chômage dans le canton a bondi de 0,4 point en décembre pour culminer à 7,2%, soit 6213 chômeurs. Le délai de réduction de l'horaire de travail arrivant à terme dans trois mois, les entreprises ont pris les devants en novembre et décembre déjà en réduisant leurs effectifs, a précisé vendredi à l'ATS le conseiller d'Etat Frédéric Hainard.

Cette donnée, «qui émane du terrain», explique notamment cette hausse fulgurante, selon le chef du département de l'économie. A relever deux autres motifs encore - «quantifiables ceux-là». Frédéric Hainard note que le problème conjoncturel demeure: «Il y a toujours une crise mondiale qui touche davantage les cantons exportateurs, tels que Neuchâtel».

L'aspect saisonnier joue un rôle également sur la valeur du taux de chômage. Le bâtiment a cessé toute activité en novembre-décembre. A cette période, les communes avaient pour habitude d'employer les collaborateurs mis à disposition par les entreprises de construction, fait remarquer Frédéric Hainard. «Désormais, faute de moyens financiers, elles ne mandatent plus le privé», relève-t-il.

Fort taux à La Chaux-de-Fonds

La ville de La Chaux-de-Fonds, la troisième de Suisse romande, est particulièrement affectée, avec un taux de chômage de 9,9%. «L'horlogerie, la mécanique et les machines-outils restent des secteurs très touchés, dans des proportions identiques néanmoins», observe le ministre. La ville de Neuchâtel enregistre un taux de 7,9%.

Au vu de cette progression, le canton de Neuchâtel a demandé au Conseil fédéral de reconduire dès le mois de mars, et ce pendant six mois, le nombre maximal d'indemnités chômage à 520 jours pour l'ensemble du territoire, indique Frédéric Hainard.

Avec les cantons du Jura et de Berne, Neuchâtel a également adressé une requête jeudi à l'exécutif fédéral pour une prolongation de 18 à 24 mois de la durée du chômage partiel.

(ats)

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