Actualisé 01.06.2015 à 14:03

NeuchâtelLe canton ne veut plus être le mauvais élève

Les réformes en cours déploient des effets positifs tant pour les personnes physiques et pour les entreprises. La situation doit encore s'améliorer ces prochaines années.

«La comparaison intercantonale en matière fiscale n'est pas toujours flatteuse pour le canton de Neuchâtel», a reconnu le conseiller d'Etat Laurent Kurth en faisant lundi le point sur l'évolution des réformes. «Mais la fiscalité neuchâteloise connaît d'importants changements», a relevé le chef des finances.

Lancée en 2013, la réforme de la fiscalité des personnes physiques poursuit sa mise en oeuvre progressive, a expliqué le ministre. Les frais de garde sont pleinement déductibles du revenu de l'activité, quel qu'en soit le niveau. Dès 2016, cette réforme se poursuivra avec de nouveaux relèvements des déductions pour enfants.

Une seconde baisse du barème général et des mesures favorables aux propriétaires sont prévues dès 2017 si le Grand Conseil confirme ces dernières étapes. Considérée comme un investissement à long terme pour le canton, cette réforme doit profiter aux familles de tous les niveaux de revenus et enrayer l'exode des contribuables.

«Le Conseil d'Etat considère que les recettes doivent progresser par davantage de justice et de prospérité que de pressions fiscales sur les contribuables», a estimé Laurent Kurth.

Personnes morales

La réforme de la fiscalité des personnes morales entrée en vigueur en 2010 arrive dans sa dernière ligne droite et produira ses pleins effets dès 2016. A son terme, le taux d'imposition du bénéfice des entreprises aura été diminué de moitié.

La transition vers une politique compétitive axée sur les taux bas par opposition à celle basée l'octroi d'allègements pour favoriser l'implantation de sociétés sera alors terminée. Le nombre de sociétés bénéficiant d'allègements ou d'exonération a passé de 130 en 2010 à 36 aujourd'hui.

Cette évolution a permis d'enregistrer une hausse des recettes de l'impôt. A cela s'ajoute une augmentation du rythme de création d'entreprises et du nombre de création des emplois. «Mais le canton de Neuchâtel ne souhaite pas alimenter une sous-enchère fiscale», a souligné le conseiller d'Etat Laurent Kurth. (ats)

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