Genève: Le Canton prié de favoriser la mobilité douce pour l’après-Covid-19
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GenèveLe Canton prié de favoriser la mobilité douce pour l’après-Covid-19

Des associations veulent éviter un rebond du trafic motorisé individuel lors de la période de déconfinement qui début en Suisse.

La voie verte à Genève
La voie verte à Genève

Les associations veulent plus d’espace pour la mobilité douce.

KEYSTONE

Des associations environnementales et d'habitants demandent au canton de Genève de favoriser la mobilité cycliste et piétonne. Elles craignent un rebond du trafic individuel motorisé avec la sortie progressive du semi-confinement destiné à lutter contre la propagation du Covid-19.

Ce rebond «pourrait avoir des effets délétères sur la pollution de l'air, l'engorgement des routes, les émissions de gaz à effet de serre», écrivent mardi actif-trafic, l'ATE, Pro vélo, Mobilité piétonne, le WWF ainsi que les associations d'habitants de la Jonction et des Pâquis dans une lettre ouverte au conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures.

A plus long terme, les signataires s'inquiètent d'un potentiel retour des «mauvaises habitudes» et d'une inversion du transfert modal au profit du trafic individuel motorisé. Et de relever que le respect des recommandations de distanciation sociale n'est pas possible au vu de la très grande proximité dans les transports publics aux heures de pointe.

Rogner sur l’espace dédié au trafic motorisé

Afin d'éviter que davantage de gens ne se tournent vers leur voiture, les associations demandent au magistrat PDC de prendre exemple sur Berlin, Bogota, New York, Séville, Lyon ou encore Milan qui ont récemment décidé d'élargir les voies cyclables. Elles l'invitent aussi à élargir les espaces dédiés aux piétons, en particulier autour des interfaces principales de transports publics.

Ces mesures ne doivent pas se faire au détriment des espaces verts. «Elles nécessitent donc, souvent, de faire le choix de rogner sur l'espace aujourd'hui consacré au trafic individuel motorisé», précisent-elles, tout en ajoutant que «la période actuelle représente une opportunité sans précédent d'opérer un saut qualitatif dans l'aménagement de nos rues.»

D'après les signataires, la distance moyenne parcourue à vélo a presque triplé en Suisse depuis la mi-mars, quand la période de semi-confinement a débuté. La qualité de l'air s'est nettement améliorée grâce à la forte diminution du trafic motorisé. Un retour en arrière serait d'autant plus désastreux que des études pointent la pollution de l'air comme l'un des potentiels facteurs aggravants de la mortalité des personnes atteintes du Covid-19, écrivent-ils.

(ATS)

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