Actualisé 01.04.2019 à 15:33

VaudLe canton ravi d'avoir réformé ses curatelles

Le canton de Vaud tire un bilan très positif de la réforme qui a mis fin à la curatelle imposée.

Les conseillers d'Etat et le président du tribunal cantonal lors de la présentation du nouveau dispositif en mai 2017.

Les conseillers d'Etat et le président du tribunal cantonal lors de la présentation du nouveau dispositif en mai 2017.

Keystone

La plupart des curateurs déjà désignés sont restés en place. Et la campagne de recrutement lancée en juin 2017 a permis de nommer 529 nouveaux curateurs volontaires.

Vaud est le dernier canton à avoir supprimé la curatelle imposée. Depuis le 1er janvier 2018, tous les cas lourds sont confiés à la centaine de curateurs professionnels de l'Office des curatelles et tutelles (OCPT). Mais des proches et des particuliers - désormais volontaires - continuent à assumer la grande majorité des mandats.

Les autorités craignaient que les privés ne se détournent de la curatelle, qui était critiquée lorsqu'elle était imposée. Il n'en est rien. «Les résultats vont au-delà de nos espérances», s'est réjouie lundi la conseillère d'Etat Béatrice Métraux. «Nous sommes surpris en bien», a renchéri Pierre-Yves Maillard.

Pari sur la solidarité

L'objectif de recruter entre 350 et 400 curateurs a été largement atteint, puisqu'à fin décembre, 529 nouveaux curateurs avaient été nommés. D'autres candidats sont en attente d'une nomination ou n'ont pas terminé leur parcours de recrutement, qui se déroule en cinq étapes et comprend désormais une formation spécifique.

La réforme vaudoise renforce aussi le soutien à disposition des curateurs et augmente leur rémunération qui est passée de 1200 à 1800 francs par mandat et par an. Mais pour Mme Métraux, ce qui a marché, c'est surtout «le pari sur la solidarité, sur la prise en charge des Vaudois par des Vaudois».

Volontaires satisfaits

Une enquête réalisée auprès des curateurs volontaires reflète leur «grande satisfaction» face au nouveau dispositif. Quelques bémols sont mis, notamment sur le temps consacré au mandat. «Ce n'est pas une surprise: le début d'un mandat est très chronophage», rappelle Katiuska Stekel Diviani, cheffe ad intérim de l'OCPT.

Huit sur 10 sont prêts à accepter un mandat de plus, et neuf sur 10 envisagent de poursuivre leur tâche au-delà du délai de quatre ans. «Ce résultat est très encourageant. Un des buts de la réforme était de fidéliser les curateurs» a ajouté Mme Stekel Diviani. Au passage, on connaît un peu mieux le profil des volontaires: ce sont en majorité des femmes (60%) et des personnes actives (28% travaillent à temps plein, 35% à temps partiel). Les retraités (22%) sont moins nombreux que prévu.

Sur de bons rails

«La réforme est sur de bons rails», a observé Béatrice Métraux. Mais le canton poursuit ses efforts pour recruter des curateurs pour les années à venir. Une nouvelle campagne sera lancée en mai.

«Nous allons encore avoir besoin de nouvelles personnes prêtes à s'engager», explique la cheffe du Département des institutions et de la sécurité (DIS). Celle-ci souhaite aussi agir «en amont», afin de limiter le nombre de mandats de curatelle. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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