Genève: Le carnaval s'invite aux Bains des Pâquis
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GenèveLe carnaval s'invite aux Bains des Pâquis

Une centaine de personnes ont participé au 7e Carnaval des Bains des Pâquis samedi, placé sous le signe de la science-fiction.

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Le carnaval de Bâle a débuté avec le traditionnel «Morgestraich». (Lundi 19 février 2018)

Le carnaval de Bâle a débuté avec le traditionnel «Morgestraich». (Lundi 19 février 2018)

Keystone
A 04heures précises, lundi, les lumières de la ville se sont éteintes et les cliques ont commencé à déambuler dans les rues avec leurs grandes lanternes et leurs fifres. (Lundi 19 février 2018)

A 04heures précises, lundi, les lumières de la ville se sont éteintes et les cliques ont commencé à déambuler dans les rues avec leurs grandes lanternes et leurs fifres. (Lundi 19 février 2018)

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Les températures proches du zéro et le temps couvert à Bâle, n'a pas découragé les dizaines de milliers de spectateurs venus assister lundi dans la nuit, au début du carnaval. (Lundi 19 février 2018)

Les températures proches du zéro et le temps couvert à Bâle, n'a pas découragé les dizaines de milliers de spectateurs venus assister lundi dans la nuit, au début du carnaval. (Lundi 19 février 2018)

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Astronautes, costumes bigarrés et symboles de science-fiction, thématique retenue cette année, ont marqué le 7e Carnaval des Bains des Pâquis à Genève. Sans les autorités, la clé de la Ville a été malgré tout remise samedi à la reine vêtue d'un chapeau argenté.

«En langue de science-fiction»

Emmenés en milieu d'après-midi au son de la fanfare de la Place de la Navigation jusqu'aux Bains, près de 100 participants, la plupart sans costume, ont été accompagnés d'un canon à confettis. Les enfants ont pu bénéficier comme d'habitude d'animations du milieu à la fin d'après-midi, dont un atelier maquillage.

«On met l'accent sur eux», a dit à l'ats l'un des organisateurs, Breckinridge Knapp. Mais les plus grands n'ont pas été oubliés et ont pu profiter du jacuzzi géant qui pouvait accueillir plus de 50 personnes.

En l'absence des autorités, la présidente de l'Association des usagers des Bains des Pâquis (AUBP) a prononcé un discours «en langue de science-fiction». «On est entre nous», glissait Francesco Mauvis qui avait lancé la première édition en 2012 après l'interruption décrétée «par l'Etat» quatre ans auparavant.

Policiers un peu inquiets

Le bonhomme hiver, un astronaute, a brûlé en quelques minutes. Avant le défilé déguisé, les feux d'artifice et la fête jusqu'à minuit. Certes, la participation est très inférieure aux «milliers» de personnes qui avaient fait le déplacement en 2017 où le carnaval avait été prévu en mars avec de meilleures températures. Mais en prenant en compte la météo défavorable et la période de vacances, «c'est bien», estiment les organisateurs.

Le carnaval dans une ville protestante reste étonnant pour certains. Le volume de confettis sur quelques centaines de mètres a brièvement inquiété deux policiers. «Un canon à confettis à Genève, je n'ai jamais vu cela», disait l'un d'entre eux. «Il y en a pour dix jours», renchérissait sa collègue.

Pour autant, la manifestation financée par les Bains des Pâquis, avec le soutien de la Ville de Genève, est toujours plus suivie. «Il y a bientôt autant de catholiques que de protestants à Genève», estimait avec le sourire M. Mauvis. Une augmentation d'année en année des participants ne fait pas partie des plans des organisateurs. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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