Berne: Le cas du «forcené de Bienne» devant la justice
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BerneLe cas du «forcené de Bienne» devant la justice

La justice devra dire si ce sexagénaire - qui avait tenu en échec les forces de l'ordre durant neuf jours de cavale en 2010 - doit être déclaré irresponsable ou non de ses actes.

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07.01.2014 Peter Kneubühl n'accepte pas d'avoir été déclaré irresponsable. Il a fait recours au Tribunal fédéral.

07.01.2014 Peter Kneubühl n'accepte pas d'avoir été déclaré irresponsable. Il a fait recours au Tribunal fédéral.

Keystone/Laurent Gillieron
11.01 Le procureur estime que Peter Kneubühl qui avait défié la police en 2010 doit être déclaré irresponsable et préconise un  traitement thérapeutique dans un établissement fermé.

11.01 Le procureur estime que Peter Kneubühl qui avait défié la police en 2010 doit être déclaré irresponsable et préconise un traitement thérapeutique dans un établissement fermé.

Keystone/Sandro Campardo
07.01.2013 Peter K. comparaît devant le tribunal de Bienne lundi, plus de deux ans après les faits

07.01.2013 Peter K. comparaît devant le tribunal de Bienne lundi, plus de deux ans après les faits

Keystone/Sandro Campardo

Le procès du retraité biennois qui avait tenu en haleine la Suisse durant dix jours en 2010 a débuté lundi devant le Tribunal Jura bernois-Seeland.

Plus de deux ans après les faits, celui que les médias ont désigné sous le nom de «forcené de Bienne» suscite toujours un vif intérêt médiatique. Son procès prévu sur une durée de sept jours portera uniquement sur la question de l'irresponsabilité du détenu et pourrait se résumer à une analyse psychiatrique.

Pas d'inculpation

Le ministère public a renoncé à inculper ce retraité qui avait réussi à mettre en échec durant plus d'une semaine en septembre 2010 des centaines de policiers. Il recommande au tribunal de prononcer une mesure thérapeutique stationnaire dans une unité psychiatrique fermée.

Cet avis repose sur les conclusions d'une expertise qui relève que Peter Hans K. souffrait d'importants troubles délirants au moment des faits. Cet admirateur de George Orwell n'était ainsi pas en mesure de se rendre compte du caractère illicite de ses actes, en particulier lorsqu'il a grièvement blessé un policier.

Zones d'ombre

Faute d'acte d'accusation, il paraît peu probable que toute la lumière soit établie sur le déroulement exact des faits et en particulier comment ce retraité alors âgé de 67 ans avait pu échapper aussi longtemps à des centaines de policiers. Le forcené n'a jamais dévoilé les détails de sa cavale.

Cet homme s'était retranché chez lui pour s'opposer par la force à la vente aux enchères de sa maison. La police avait bouclé une partie du quartier des Tilleuls et entrepris le siège de sa maison. Mais le retraité avait réussi à échapper aux forces de l'ordre. Il était arrêté sans violence après neuf jours de cavale. (ats)

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