Actualisé 24.02.2009 à 11:31

Suissesse emprisonnée au Pérou

Le cauchemar de «Midnight express» pour Mélanie?

Dans la prison pour femmes de Santa Monica à Chorillos au Pérou, 99% des détenues ont été emprisonnées pour une affaire de drogue. La plupart d'entre elles sont victimes de trafic à leur insu. Il est peut-être arrivé la même chose à Mélanie B., 19 ans, de Olten.

A Chorillos, non loin de la capitale péruvienne de Lima, se dressent deux prisons l'une à côté de l'autre. La première est remplie de terroristes et la seconde abrite en quelque sorte les autres criminels. La jeune Mélanie B. âgée de 19 ans seulement, se trouve dans la seconde, attrapée à l'aéroport de Lima le 15 février avec 3,5 kilos de cocaïne dans ses bagages....

Le rapport de l'organisation d'entraide «Woman's Expatriation» est déroutant. Dans cette prison, la plupart des femmes sont étrangères, condamnées pour des affaires de drogue.

Seules les Hollandaises et les Allemandes sont en droit d'espérer.

Les jeunes femmes sont démasquées à l'aéroport, alors qu'elles s'apprêtent à quitter le sol péruvien. Les 80% d'entre elles sont dénoncées par des dealers. Les gros poissons passent alors inaperçus...

Mais d'où viennent donc ces jeunes femmes? De partout: Allemagne, Hollande, Belgique, Angleterre, Afrique du Sud, USA, Canada, Thaïlande, Singapour. Elles ont entre 25 et 30 ans, vivent dans des conditions familiales difficiles,

sont parfois déjà mamans. Il semblerait que seules les Hollandaises et les Allemandes soient soutenues par le gouvernement de leur pays.

3,5 kilos de cocaïne, ça correspond à six ou huit ans de prison

La peine est habituellemnt en fonction de la quantité de drogue transportée. La règle est très simple. Dix kilos, dix ans... Moins de dix kilos, jusqu'à huit ans, plus de dix kilos, jusqu'à quinze ans.

Si les jeunes femmes sont libérées avant l'expiration de leur peine, elles doivent alors rester dans le pays et leurs papiers et cartes d'identité sont confisqués.

Certaines se rendent à Quito pour espérer passer clandestinement la frontière et se rendre en Ecuador.

Rester au Pérou, un mauvais choix

Les jeunes femmes qui restent au Pérou n'ont pas le droit de travailler. Elles courent donc le risque d'être vraiment isolées, sans contact, sans famille ou sans amis et surtout souvent sans connaissances linguistiques suffisantes pour pouvoir se débrouiller dans la vie quotidienne.

Pour ces jeunes femmes qui sont tenues de donner une adresse au Pérou, l'engrenage commence. Elles en achètent une en prison et souvent, la bureaucratie ferme les yeux.

kle/pim

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