Libye: Le CF veut prolonger le mandat de l'armée
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LibyeLe CF veut prolonger le mandat de l'armée

Un détachement militaire devrait continuer de protéger l'ambassade suisse à Tripoli jusqu'à 2016. Le Conseil fédéral a demandé au Parlement d'approuver une proposition en ce sens.

Les coûts de l'opération, hors salaires de soldats, sont estimés à 1,935 million de francs.

Les coûts de l'opération, hors salaires de soldats, sont estimés à 1,935 million de francs.

La proposition du gouvernement a été publiée mardi dans la «Feuille fédérale». Un détachement de reconnaissance de l'armée 10 et le détachement spécial de la police militaire sont sur place depuis mi-janvier 2012.

Cet engagement, jugé très positif par le Conseil fédéral, a été plusieurs fois prolongé. Le dispositif mis en place ne devrait pas connaître de fortes modifications dans les prochains mois.

Le gouvernement juge nécessaire de maintenir une ambassade en Libye. Compte tenu du rôle de ce pays et de sa fonction de pont entre Europe, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne, la Suisse a intérêt à participer activement au processus de stabilisation en développant des relations diplomatiques et économiques et en mettant en place un programme de coopération, fait-il valoir.

Situation tendue

La situation reste toutefois tendue en matière de sécurité. En témoignent l'assassinat de l'ambassadeur américain à Benghazi en septembre 2012, l'attentat à l'explosif contre l'ambassade de France ainsi qu'un certain nombre d'autres agressions contre des représentations étrangères et des organisations internationales.

D'autres menaces frappent le pays: criminalité croissante, violence touchant de plus en plus les femmes. Pour assurer la sécurité de représentations étrangères, Tripoli a mis sur pied une police diplomatique, qui patrouille déjà auprès de l'ambassade suisse.

Pas d'incidents

Si les premières impressions sont encourageantes, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions et les délégations présentes doivent encore compter sur leurs propres moyens pour assurer leur protection, note le Conseil fédéral.

Le personnel de la représentation helvétique n'a pas connu d'incidents de sécurité jusqu'ici. Les détachements de protection ont toutefois dû procéder à des évacuations d«urgence pour éviter une mise en danger du personnel.

Aux Chambres, l'opposition à l'envoi de militaires équipés d'armes légères qui ne peuvent être utilisées qu'en dernier recours est venue de quelques Verts et de l'UDC. Les dépenses liées à l'engagement sont à la charge du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), salaires des militaires exclus.

Avant d'appeler l'armée, le Conseil fédéral avait recouru à des mercenaires de la société privée Aegis pour assurer la protection de l'ambassade lors de sa réouverture en octobre 2011. Ce qui lui avait valu une volée de bois vert de la part des commissions de politique extérieure du Parlement.

Le Conseil fédéral ne précise pas combien de militaires sont engagés en Libye. Le DFAE a évoqué fin 2011 le chiffre de vingt soldats au maximum. (ats)

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