Sortie de «Star Trek»: «Le challenge était de faire un film neuf»
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Sortie de «Star Trek»«Le challenge était de faire un film neuf»

Le onzième épisode de «Star Trek» au cinéma sort en Suisse romande mercredi.

Ce divertissement à grand spectacle signé J.J. Abrams, créateur de la série télévisée «Lost», se concentre sur la jeunesse de ses deux héros, Kirk et Spock.

La série Star Trek a été créée par Gene Roddenberry en 1966. L'histoire se décline depuis en 726 épisodes pour la télévision et dix longs métrages au cinéma. Cette franchise a rapporté plus d'un milliard de dollars de recettes, marquant la culture populaire américaine et suscitant l'enthousiasme de millions de fans: les «trekkies».

Si la série a posé les bases fondatrices du «space opera» -genre ensuite popularisé au cinéma par la saga «La guerre des étoiles» de George Lucas- l'image de la franchise est apparue de plus en plus obsolète ces dernières années. Chose que s'est employé à corriger J.J. Abrams qui choisit de revisiter la mythologie de la série.

«Le challenge était avant tout de faire un film neuf», a expliqué le réalisateur lors d'une conférence de presse. «L'idée d'un 'prequel' (épisode se déroulant avant une histoire déjà connue, ndlr) m'intéressait plus. On ne savait rien de l'enfance de Kirk et Spock, ni de ce que pouvait être l'univers de Star Trek à ce moment de leur vie».

Le film évoque donc la jeunesse et la rencontre de ces deux héros antinomiques. Ceux-ci apprendront vite à devoir dépasser leur rivalité, pour contrecarrer ensemble les noirs desseins de Nero (Eric Bana), un Romulien animé par un désir de vengeance lié à la disparition de son peuple.

Après vingt minutes trop calquées sur l'univers de «La guerre des étoiles» ou «Superman», l'histoire prend finalement son envol. Quoique limpide, celle-ci réserve malicieusement quelques surprises en s'appuyant sur la notion de temporalité.

Oreilles pointues

Subterfuge qui invite notamment l'acteur Leonard Nimoy, l'historique Monsieur Spock de la série, à endosser une nouvelle fois, à 78 ans, sa panoplie de Vulcain aux oreilles pointues, dans un rôle conséquent plutôt qu'une classique apparition en guise d'hommage convenu.

Le reste de la distribution est à l'avenant : Zachary Pinto compose un jeune Spock convaincant, Chris Pine apporte une légèreté bienvenue au personnage de James Kirk, tandis que Simon Pegg campe avec un humour bien anglais le personnage de Scotty.

Effets spéciaux

Fort d'un budget de 150 millions de dollars essentiellement dévolu à la production d'effets spéciaux, le film remplit son cahier des charges en terme de spectacle. C'est d'ailleurs l'ambition avouée par J.J. Abrams de faire «un divertissement réussi qui s'adresse à tous».

Résolument confiant du succès de cette nouvelle mouture, la Paramount annonce la préparation d'un 12e «Star Trek». Interrogé à ce propos, Abrams s'en amuse déjà: «Peut-on faire une suite d'un prequel ? Je crois que ça donnerait un remake».

(ats)

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