Environnement: Le changement climatique, ennemi numéro 1 de l'ours blanc
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EnvironnementLe changement climatique, ennemi numéro 1 de l'ours blanc

Les cinq pays de l'Arctique ont officiellement fait du changement climatique l'ennemi public numéro 1 pour leurs ours blancs jeudi.

Ils ont appelé à une mobilisation «urgente» de la communauté internationale, neuf mois avant la conférence de Copenhague sur le climat.

A l'issue d'une réunion de trois jours à Tromsoe (nord de la Norvège) consacrée à la conservation de l'ours polaire, les cinq Etats (Etats-Unis, Canada, Russie, Norvège, Danemark/Groenland) ont exprimé leur «profonde inquiétude» face à l'impact du réchauffement sur l'animal.

«Les parties ont convenu que les effets du changement climatique et que la perte et la fragmentation, continues et croissantes, des glaces marines (...) constituent la menace la plus importante pour la conservation de l'ours polaire», ont-ils dit dans une déclaration commune.

«Les parties ont convenu que la protection des ours polaires à long terme dépend de l'enrayement du réchauffement climatique», précise le texte, qui souligne «le besoin urgent d'une réponse mondiale efficace aux défis» posés par le réchauffement.

Accord de 1973 obsolète

Les cinq Etats sont liés par un accord de protection de l'ours polaire et de son habitat remontant à 1973. Ce texte prévoyait essentiellement une interdiction - sauf rares exceptions - de la chasse, alors perçue comme la principale menace planant sur l'espèce.

Le recentrage sur le péril climatique a été salué par les défenseurs de l'environnement et les scientifiques qui y voient un message fort en amont de la conférence de Copenhague prévue en décembre pour tenter de trouver un accord post-Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Banquise indispensable

La banquise est indispensable à l'ours polaire qui y chasse le phoque, son mets de base.

Les scientifiques redoutent une fonte totale des glaces marines au cours des périodes estivales dans un avenir très proche, un processus qui aurait des conséquences dramatiques pour l'ours.

Les deux-tiers des 20 à 25#000 ours polaires vivant aujourd'hui risquent de disparaître à l'horizon 2050, estiment les scientifiques américains de l'US Geological Survey.

Les participants à la réunion de Tromsoe, dont c'était seulement la deuxième rencontre depuis 1981, sont aussi tombés d'accord pour intensifier leurs échanges. Ils doivent se réunir de nouveau dans deux ans au Canada, puis deux ans plus tard en Russie.

(ats)

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