France - Le changement d’attitude soudain de Delphine Jubillar

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FranceLe changement d’attitude soudain de Delphine Jubillar

Les collègues de l’infirmière disparue en décembre 2020 se souviennent que, peu avant qu’elle s’évanouisse dans la nature, la trentenaire semblait particulièrement heureuse.

Avec le recul, tout s’éclaire pour les plus proches collègues de Delphine Jubillar. Sur le moment, personne n’a vraiment compris ce qu’était en train de vivre l’infirmière de 33 ans. Ce n’est que six mois après sa disparition, alors que son mari a été arrêté et que la vérité s’apprêtait sans doute à éclater, que le personnel de la clinique Claude-Bernard d’Albi commence à comprendre. Michelle était depuis une dizaine d’années le binôme de Delphine Jubillar, c’est dire si elle la connaissait bien. Pourtant, l’aide-soignante ne savait pas que sa collègue avait décidé de quitter son époux.

Delphine «ne m’avait rien dit non plus de sa relation amoureuse naissante avec cet homme de Montauban», confie-t-elle au «Parisien». En effet, l’infirmière vivait un début d’idylle avec un homme rencontré à l’été 2020, et avait échafaudé un projet de vie commune avec lui. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si Cédric Jubillar a appris l’existence de cette liaison le soir de la disparition de sa femme. «Dans les semaines qui ont précédé sa disparition, je la voyais complètement accro à son téléphone. Elle ne s’en séparait jamais et écrivait des messages de manière compulsive… Je trouvais même ça un peu exagéré», raconte Michelle.

L’aide-soignante se souvient que sa collègue ne portait plus son alliance et que son mari n’apparaissait plus lorsqu’elle appelait ses enfants en visioconférence pendant ses gardes de nuit. «Je m’en veux de ne pas avoir insisté davantage», souffle la collègue de la disparue. Marie, une autre infirmière du service gériatrie de nuit, souligne le soudain changement de comportement de la mère de famille. «Juste avant sa disparition, en novembre et décembre, Delphine était euphorique. Elle chantait et dansait lorsqu’on se retrouvait en pause (…) On sentait qu’elle était particulièrement heureuse; mais on ne savait pas vraiment pourquoi», confie-t-elle.

«Il garde le sourire. Son attitude frôle l'arrogance»

C’est en lisant, dans la presse, le témoignage de l’amant de Delphine que les collègues de celle-ci ont tout compris. «C’était une très belle histoire d’amour avec un homme qui semblait lui convenir. Un homme doux et respectueux.Tout l’inverse de Cédric. Lui pouvait se montrer arrogant, sans-gêne», témoigne Michelle. Elle ajoute: «Je ne l’aimais pas du tout et d’ailleurs je n’ai jamais compris ce que Delphine faisait avec lui.» Michelle, très attachée à sa collègue, se dit «anéantie»: «Je l’aimais beaucoup. Je suis horrifiée par tout ce que j’entends. Je pense à ses enfants qui ne verront plus leur maman», conclut-elle.

Mis en examen pour meurtre aggravé, Cédric Jubillar a été placé en détention provisoire vendredi dernier. Selon «La Dépêche», l’homme est entré en prison «avec un léger sourire». Une fois arrivé dans sa cellule individuelle – pour des questions de sécurité –, l’individu a appelé sa nouvelle compagne. «Il garde le sourire depuis son arrivée. Son attitude frôle l'arrogance», confie un surveillant de la maison d’arrêt de Seysses (sud).

(joc)

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