Affaire Rappaz: Le chanvrier se retrouve sans toit
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Affaire RappazLe chanvrier se retrouve sans toit

Le domaine agricole du chanvrier valaisan Bernard Rappaz a été vendu aux enchères, jeudi, à Martigny (VS).

En moins de dix minutes, la propriété de Bernard Rappaz à Saxon a été adjugée au prix de 350'000 francs, jeudi. Soit 44'000 francs de plus que lors de la première vente en mars 2010. Si une douzaine de personnes avaient fait le déplacement, seuls quatre ont participé activement aux enchères. L'acquéreur est un agriculteur de la région, révèle «Le Nouvelliste», spécialisé dans la culture et le commerce de l'abricot.

Le prix du domaine avait été estimé à 325'000 francs par un architecte, précise encore le quotidien valaisan. Deux parcelles étaient concernées, l'une de 8900 m2 et l'autre de 5899 m2.

Première vente aux enchères annulée

Lors d'une première vente, en mars dernier, c'est la représentante de la fille du chanvrier qui avait raflé la mise pour 306'000 francs. Mais elle n'avait jamais pu verser davantage que les 35'000 francs de garantie. Ces premières enchères avaient donc dû être annulées.

Le Valaisan est en grève de la faim depuis plus de 77 jours. Les Hôpitaux universitaires genevois réfléchissent actuellement à la faisabilité d'une alimentation forcée du détenu. L'avocat du condamné a décidé de déposer un recours auprès du Tribunal fédéral, concernant la décision du gouvernement valaisan de nourrir de force Bernard Rappaz, affirme encore «Le Nouvelliste». Le Grand Conseil doit se prononcer sur le recours en grâce du chanvrier le 18 novembre, à huis-clos. (20 minutes)

Les Valaisans exaspérés

Selon le sondage en ligne du «Nouvelliste», 81% des Valaisans estiment que le chanvrier doit purger sa peine comme tout autre détenu. La majorité des sondés ne semble donc pas s'opposer à la mort de Bernard Rappaz, selon «Le Temps».

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