Le charme de Robbie Williams accompagné d'un show explosif ont couvert les faiblesses
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Le charme de Robbie Williams accompagné d'un show explosif ont couvert les faiblesses

A 21 h précises, le Stade de Suisse est sur le point d'exploser: feux d'artifice et pétards annoncent l'entrée sur scène de la plus polulaire des pop-stars anglaises.

La mégastar du pop Robbie Williams a transcendé le public grâce à son charme lors de son premier concert au Stade de Suisse à Berne. Un show explosif sur une scène gigantesque n'a cependant pas réussi à faire oublier ses faiblesses vocales.

Alors que certains chanteurs s'économisent jusqu'à la fin de leur concert, Robbie Williams l'a débuté sur les chapeaux de roues à l'aide d'un feu d'artifice et d'autres effets pyrotechniques. Enchaînant avec «Radio» et «Rock DJ», il a directemment enflammé les quelque 40 000 spectateurs présents.

Avec «Sin Sin Sin», tiré de son dernier album «Intensive Care», le Stade de Suisse est devenu bouillant et la «Robbiemania» a atteint son premier sommet. La star a alors constamment cherché le contact avec le public, alternant regards de chien battu et gestes lascifs. Lançant quelques pics au public, il a réussi à allumer ses fans.

Le stade est ensuite devenu «wank» - expression grossière qui signifie masturber en anglais -, le public accompagnant son idole à l'aide de gestes significatifs. Grâce aux écrans géants, l'émotion qui se dégageait d'une scène de 60 mètres sur 28 en forme de coquillage pouvait se ressentir dans les moindres recoins du stade.

Dans un endroit où normalement le football est roi, le stade ressemblait plus à un champ de céréales, à l'image de la mer de bras agités au-dessus des têtes. De nombreux panneaux sur lesquelles les fans déclaraient leur amour à Robbie Williams étaient visibles. D'autres ont simplement jeté leurs sous-vêtements sur la scène.

Nombreux tubes

Musicalement, Robbie Williams s'est basé sur des valeurs sûres: tous les tubes de ces dix dernières années ont été entonnés. Avec «Back for Good», chanson sentimentale, il a même repris un hit du boys band «Take That», groupe duquel il s'était séparé en 1995 suite à des problèmes de drogue.

Comme bis, il a chanté son nouveau single «Rude box», aux accents rap, du haut d'une gondole volant au-dessus de la scène. Il a pour terminer laissé le public retourner chez lui au son de l'un de ses plus grand succès de sa carrière solo, «Angels».

Show affaibli

Même si au premier abord le show d'à peine deux heures paraissait parfait, quelques faiblesses ont pu être détectées. Robbie Williams avait apparemment quelques problèmes de voix. Celle- ci fut à de nombreuses reprises étouffée par un son rempli de basses.

Il est également possible de se poser des questions au sujet de ses légendaires qualités de bête de scène. Sa petite incursion dans le monde du swing avec «Me And My Shadow» en fut la preuve. Son duo avec Jonathan Wilkes, son ami d'enfance, faisait presque pitié. Leurs pas de danses n'étaient que l'ombre de ceux de Frank Sinatra ou Sammy Davis, qui avaient rendu ce numéro légendaire dans les années 50 et 60.

«It's Scheisse»

Robbie s'est excusé auprès du public avec une certaine ironie: «Today it's scheisse». Au matin, il se serait réveillé seul dans son lit et se serait senti minable. Un médecin l'aurait alors requinqué pour le concert bernois à l'aide d'une seringue.

Il aurait cependant tenu les mêmes propos lors de concerts précédents. Il est alors légitime de se demander si l'idole de la pop n'est momentanément pas au top de sa forme ou s'il est tout simplement sur la piste descendante de sa gloire. Son prochain album, à paraître le 20 octobre, sera un élément de réponse important.

Source: SDA/ATS

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