Tribunal de la Côte (VD): Le chauffard écope de 360 jours-amende avec sursis
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Tribunal de la Côte (VD)Le chauffard écope de 360 jours-amende avec sursis

Le Vaudois de 43 ans qui avait fauché mortellement une femme sur un passage piéton de Morges en 2016 est fixé sur son sort. Le Tribunal de la Côte à Nyon (VD) l'a condamné lundi à 360 jours-amende avec sursis.

La piétonne avait succombé à ses blessures six jours après l'accident. (Photo: lecteur reporter/Lecteur-reporter)

La piétonne avait succombé à ses blessures six jours après l'accident. (Photo: lecteur reporter/Lecteur-reporter)

L'automobiliste avait écrasé une piétonne de 52 ans à Morges avant de prendre la fuite une nuit de mai 2016 alors qu'il roulait avec au moins 1,82 gramme pour mille d'alcool dans les veines. Il a écopé de 360 jours-amende, à 80 francs la journée, avec sursis pendant deux ans et d'une amende de 2000 francs.

«Culpabilité importante»

Le Tribunal correctionnel d'arrondissement de La Côte qui a prononcé cette peine pour homicide par négligence, conduite en état d'ébriété qualifiée, entrave aux mesures de constatation de l'incapacité de conduire et violation des obligations en cas d'accident a jugé la culpabilité du quadragénaire «importante». Il a suivi à la lettre le réquisitoire de la procureure.

A l'énoncé de la peine, le prévenu qui avait purgé 19 jours de détention provisoire suite à son arrestation, est resté la tête basse. Le père de sa victime est quant à lui apparu impassible.

L'avocate de ce dernier ne peut faire appel de ce verdict puisque tous les chefs d'accusation ont été retenus par le tribunal. «Cette peine est insignifiante au regard de la vie perdue! Et puis cette décision envoie un très mauvais signal en terme de prévention routière», a-t-elle cependant souligné au sortir du tribunal.

Excuses en face à face

Le prévenu n'a quant à lui pas souhaité commenter le verdict «par respect pour les proches» de sa victime. «Ce procès m'a permis d'échanger et de m'excuser en face à face. Pour moi, c'était très important», s'est borné à confier le quadragénaire.

Sa vie entière a également été totalement bouleversée par le drame. Ses excuses et sa prise de conscience ont semblé sincères aux juges.

Pour mémoire, le 13 mai 2016 vers 23h, aveuglé par son état d'ébriété, ce banquier de profession n'avait pas prêté attention à la femme qui traversait lentement un passage piéton devant lui et l'avait fauchée. La malheureuse avait rebondi sur son pare-brise avant d'être projetée une vingtaine de mètres plus loin sur la chaussée.

Dans un premier temps, le prévenu avait ralenti avant de prendre la fuite. La police l'avait arrêté le lendemain. Sa victime était décédée six jours plus tard. (ats)

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