Chênes-Bougeries (GE): Le chauffeur reste en prison
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Chênes-Bougeries (GE)Le chauffeur reste en prison

L'homme qui avait accompagné son cousin pour tuer l'épouse d'un gérant de fortune en 2012 devra rester derrière les barreaux. Le Tribunal fédéral a estimé que le risque de fuite était trop grand.

par
mag
L'épouse victime de son mari était en compagnie de son avocat, Me Bonnant, au procès, qui s'est tenu en octobre 2014.

L'épouse victime de son mari était en compagnie de son avocat, Me Bonnant, au procès, qui s'est tenu en octobre 2014.

Il avait été condamné à 7 ans de prison en octobre dernier pour avoir participé à une tentative d'assassinat à Chêne-Bougeries (GE). Le cousin du tueur à gages reste en prison dans l'attente du verdict qui sera prononcé en appel par la Cour de justice de Genève. Le Tribunal fédéral a confirmé son maintien en détention. Ce Kosovar avait véhiculé son cousin au domicile de la victime. Le cousin en question avait été engagé par un gérant de fortune, qui voulait se débarrasser de sa riche épouse.

L'avocat du Kosovar, Me Assaël, a recouru contre le jugement. Il avait plaidé l'acquittement, argumentant que son client n'était au courant de rien. Le Ministère public aussi a recouru contre le jugement, estimant la peine trop courte. En raison du risque de fuite, le Tribunal criminel avait ordonné le maintien en détention du chauffeur.

Risque de fuite

En dernière instance, le TF confirme cette décision. Il juge lui aussi qu'il y a un risque que cet homme tente de refaire sa vie au Kosovo, son pays d'origine, dont il ne pourrait être extradé. L'intermédiaire qui avait collaboré à l'enquête de la police a, lui, été laissé en liberté. La Cour de justice a considéré que les situations personnelles des deux hommes ne sont pas identiques.

Les peines prononcées par le Tribunal criminel étaient très éloignées de celles demandées par le procureur. Celui-ci avait requis 18 ans de prison à l'encontre du mari et 16 ans à l'encontre du tueur à gages. Il avait réclamé des peines de 15 ans et 13 ans contre le chauffeur et l'intermédiaire, qui avaient été condamnés à sept ans de prison.

Rappel des faits

Février 2012. Un homme agresse une mère de famille de 46 ans dans son jardin. Il la frappe puis l'étrangle jusqu'à ce quelle s'évanouisse, avant de prendre la fuite. Le mari de la victime se retrouve rapidement dans le viseur des enquêteurs. Il est accusé d'avoir mandaté un tueur pour se débarrasser de son épouse, avec qui il est en instance de divorce. L'homme avouera un an plus tard, mais assurera s'être ravisé et avoir donné un contrordre avant que le crime ne se produise.

Selon ses dire, il aimait et haïssait sa femme à la fois. Cela le rendait fou de la voir s'éloigner de lui, car elle en aimait un autre. Mais il avait ensuite retrouvé le bonheur avec une nouvelle femme, allait être à nouveau papa, et ses envies de meurtre lui avaient passé. Pourtant, l'agression a eu lieu. Le mari, l'agresseur et son cousin ont été placé en détention en juillet 2012. Pour sa part, l'intermédiaire avait été mis en liberté provisoire depuis 18 mois en attente du jugement, après avoir livré des informations. (mag/ats)

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