Zurich: Le chef de la brigade des mœurs doit s'en aller
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ZurichLe chef de la brigade des mœurs doit s'en aller

Après avoir placé sous écoute ses collègues, dans une affaire de corruption touchant le milieu de la prostitution, Peter Rüegger a perdu la confiance de son équipe.

par
vro/ofu
Le Chilis est un bar connu du quartier chaud de Zurich.

Le Chilis est un bar connu du quartier chaud de Zurich.

Peter Rüegger, chef de la police zurichoise des mœurs, ne dirigera plus la section «délits sexuels». C'est ce qu'a décidé dernièrement la police municipale, écrit jeudi «Blick». L'information a été confirmée par le commandant, Daniel Blumer. L'équipe aurait perdu confiance en son patron pendant l'enquête sur des faits de corruption ayant pour cadre un lupanar zurichois.

Le 12 novembre dernier, cinq agents municipaux avaient été arrêtés au Chillis. Ils étaient soupçonnés de corruption, ainsi que d'abus d'autorité. Une semaine plus tard, des procédures complémentaires avaient été ouvertes contre six autres membres de la brigade des mœurs, pour corruption passive: ils auraient accepté des avantages de la part de membres du milieu de la prostitution.

Mouchards au domicile d'un policier

Selon le quotidien alémanique, Peter Rüegger aurait surveillé et mis sous écoute ses collègues de travail pendant plusieurs mois. Il serait même allé jusqu'à installer des mouchards dans l'appartement d'un de ses collaborateurs. «Ces enquêtes internes ont complètement déstabilisé la police des mœurs. Par moments, toute la section était soupçonnée d'être impliquée dans l'affaire», a raconté à «Blick» une personne souhaitant rester anonyme.

Daniel Blumer confirme que la collaboration entre les enquêteurs et leur chef était devenue difficile. Peter Rüegger restera au sein de la police municipale, mais son affectation sera définie dans le cadre d'une réorganisation. Daniel Blumer souligne néanmoins que l'enquête menée par Peter Rüegger était justifiée.

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