Actualisé 29.09.2011 à 11:47

Police fédérale

Le chef de la police forcé de démissionner

Le chef de la police judiciaire fédérale a été poussé vers la sortie à cause de sa relation amoureuse.

Le chef de la police judiciaire fédérale Michael Perler quitte son poste de manière temporaire. Le Tribunal administratif fédéral estime qu'il présente un danger pour la sécurité. On lui reproche d'avoir laissé ses subordonnés mener un contrôle quant au risque potentiel présenté par sa nouvelle compagne.

Il est également pointé du doigt pour avoir emmené sa partenaire avec lui lors de voyages à l'étranger en lien avec ses fonctions. Le jugement a été publié mercredi. Celui-ci ne parlait que d'un «cadre» de la Confédération, sans préciser la position exacte de celui-ci.

L'identité de Michael Perler a été révélée par le site internet de Schweizer Fernsehen mercredi soir. L'information a été confirmée à l'ats par le porte-parole du Département fédéral de justice et police (DFJP) Guido Balmer.

«Les fonctions de M. Perler vont être assurées de manière temporaire par son adjoint», a indiqué M. Balmer. Cela permet de respecter la décision du Tribunal administratif fédéral. La décision est tombée mardi, après un contact entre le DFJP, l'office fédéral de police et M. Perler. La décision a été prise en concertation, assure M. Balmer.

Michael Perler, 42 ans, avait pris la tête de la police judiciaire fédérale en juillet 2009. Le juriste et criminologue avait été nommé par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

Risques pour la sécurité

Pour le Tribunal administratif fédéral, la position de chef de la police judiciaire fédérale est extrêmement sensible. Elle donne en effet accès à des informations confidentielles, telles que celles des services de renseignement intérieur et extérieur.

En 2010, les médias avaient révélé que Michael Perler avait emmené sa nouvelle compagne lors d'un déplacement à l'étranger dans le cadre de son travail pour la police judiciaire fédérale. Cette dernière, qu'il connaissait alors depuis quelques mois, est originaire du pays où avait lieu le voyage.

Pour s'assurer qu'elle ne présentait pas un risque, il avait demandé à certains de ses subordonnés d'effectuer un contrôle de sécurité. Il lui est reproché d'avoir mené cet examen uniquement pour préserver ses intérêts personnels et sa relation. Le fait d'avoir emmené sa partenaire en voyage témoigne aussi d'un manque de conscience des risques potentiels, selon les juges. (ats)

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