Les 100 jours de Jacques Antenen: Le chef de la police vaudoise le nez dans le guidon
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Les 100 jours de Jacques AntenenLe chef de la police vaudoise le nez dans le guidon

Commandant de la Police cantonale vaudoise depuis 100 jours, Jacques Antenen prend encore la mesure de sa fonction.

Quand la réforme policière acceptée par le peuple le 27 septembre sera sur les rails, il pourra «lever le nez du guidon».

«J'apprends un nouveau métier, celui de chef de service», a expliqué l'ancien juge d'instruction cantonal mardi devant la presse. Le côté administratif lui a pris beaucoup de temps les premières semaines. Jacques Antenen a prévu d'aller à la rencontre de ses troupes et des polices locales du canton ces prochaines semaines.

Le début de son mandat a été marqué par la votation sur la police unique en septembre. Le contre-projet choisi par les citoyens prévoit la mise en place d'une police coordonnée, dans laquelle le commandant de la police cantonale jouera un rôle important: il présidera le comité de pilotage chargé de la gestion opérationnelle.

M. Antenen a regretté que Lausanne ait lancé son dispositif «Celtus plus» de lutte contre le trafic de stupéfiant sans en informer la police cantonale. Cette opération aura un impact sur les localités voisines et sur l'activité de la police cantonale. «A l'avenir, des stratégies de ce genre devraient être coordonnées dès leur conception», a estimé le commandant.

Bonnes relations

Toutefois de manière générale, le dialogue a repris avec les polices municipales. «J'ai d'excellentes relations avec le commandant de la Police lausannoise», a précisé M. Antenen. Le nouveau chef de la cantonale estime que des synergies pourront être réalisées avant même l'adoption du cadre légal sur la police coordonnée.

En matière de déontologie par exemple, un groupe de travail a été constitué. Il sera chargé de rédiger un code de conduite applicable à l'ensemble des corps de police du canton. «J'espère une réalisation rapide», a déclaré Jacques Antenen.

Sur la question des effectifs, le commandant se montre pragmatique. S'il juge «évident» que la police cantonale manque de moyens, il refuse d'articuler le nombre de postes souhaité: «Nous ne l'obtiendrions pas de toutes façons». La police cantonale doit remplir sa mission avec les moyens que lui accordent les autorités politiques. «Nous faisons notre possible avec ce qu'on nous donne». (ats)

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