Réseaux sociaux - Le chef d’Instagram ose une analogie qui passe mal
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Réseaux sociauxLe chef d’Instagram ose une analogie qui passe mal

Adam Mosseri s’est attiré les critiques en comparant la valeur des réseaux sociaux pour la société à celle des voitures: en substance, des gens meurent, mais c’est le prix à payer.

Adam Mosseri et sa femme Monica Mosseri, lors du dernier gala Met, à New York.

Adam Mosseri et sa femme Monica Mosseri, lors du dernier gala Met, à New York.

Getty Images

En tentant de défendre les effets négatifs de sa plateforme de partage d’images sur les utilisateurs, Adam Mosseri, à la tête d’Instagram, a fait plus de mal que du bien aux affaires de Facebook, sa maison-mère. Au micro du podcast Recode Media, le dirigeant, qui a récemment coprésidé le gala Met à Manhattan, s’est permis une analogie qui a provoqué de vives réactions négatives en comparant la valeur des réseaux sociaux à celle des voitures: «Nous savons que les accidents de voiture font plus de victimes qu’ils n’en feraient autrement, mais dans l’ensemble les voitures créent beaucoup plus de valeur dans le monde qu’elles n’en détruisent», a déclaré Adam Mosseri. «Et je pense que les médias sociaux sont similaires», a-t-il ajouté, en laissant sous-entendre en substance que les victimes ne sont que le prix à payer.

Adam Mosseri répondait à la question de savoir si les réseaux sociaux devaient être réglementés ou carrément interdits à la lumière du rapport accablant du «Wall Street Journal». Basé sur des documents internes de Facebook, l’article a révélé que le géant des réseaux sociaux était conscient qu’Instagram était nocif pour la santé mentale et physique d’un certain nombre d’adolescents. «Nous empirons le rapport à son corps d’une ado sur trois», notait une diapo d’Instagram, diffusée lors d’une réunion en interne en 2019, selon le quotidien américain.

Adam Mosseri a ensuite précisé dans l’interview qu’il pensait qu’une réglementation des réseaux sociaux était nécessaire, après que l’intervieweur est revenu sur la comparaison en faisant remarquer que l’industrie automobile était fortement réglementée du point de vue de la sécurité. «Nous pensons qu’il faut être prudent, car la réglementation peut poser davantage de problèmes», a tempéré le patron d’Instagram qui a fait réagir les internautes sur Twitter.

«Les transports sont beaucoup plus importants que les réseaux sociaux», estime une personne sur Twitter.

«Est-ce qu’on peut parler du fait que A) les voitures sont très réglementées, immatriculées, inspectées et contrôlées B) sont connues pour produire une pollution nocive qui reste également une préoccupation importante et peut contribuer à rendre la planète entière inhabitable», écrit un autre.

(man)

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