Actualisé 09.07.2020 à 08:02

Gymnastique

Le chef du sport élite suspendu par sa fédération

Chef de la performance à la FSG, Felix Stingelin est suspendu provisoirement, jusqu’à la fin de l’enquête sur les brutales méthodes d’entraînement dénoncées par des gymnastes dans le cadre national.

Felix Stingelin est sur la touche pour une durée indéterminée.

Felix Stingelin est sur la touche pour une durée indéterminée.

KEYSTONE

Afin de faire toute la lumière sur cette affaire de mauvais traitement dénoncé par certaines de ses athlètes, la Fédération suisse de gymnastique avait déjà suspendu le programme du cadre national, ainsi que le projet «Européens» des juniors. Elle a également décidé mercredi de mettre sur la touche, jusqu'à la fin de l'enquête externe, son chef du sport élite Felix Stingelin.

«Nous regrettons profondément que cette mesure temporaire soit devenue une nécessité. Diverses allégations ainsi que des déclarations contradictoires circulent actuellement. Tant que ces points n'auront pas été éclaircis par l'enquête externe, nous souhaitons nous assurer que le département du sport d’élite reste opérationnel malgré cette situation difficile. De plus, nous souhaitons protéger Felix Stingelin», a déclaré Erwin Grossenbacher, président de la FSG.

Deux coaches virées

Le 24 juin, la Fédération s’était séparée de son entraîneur principal Iliana Dineva et de la coach nationale Anelia Stantschewa après plusieurs plaintes visant les deux techniciennes. D’autres plaintes ont ensuite visé la coach principale intérimaire Maria Balada ainsi que d’autres entraîneurs.

Plusieurs gymnastes ont affirmé avoir été forcées à continuer de s’entraîner malgré des blessures et avoir subi des maltraitances physiques et verbales.

«Grosse vache»

Dimanche 28 juin, une enquête du journal dominical alémanique «NZZ am Sonntag» avait révélé les méthodes tyranniques employées par plusieurs entraîneuses du cadre national. Une ancienne gymnaste du cadre suisse, Jasmin Frieden, a notamment raconté que l’entraîneuse nationale Ilana Dineva cultivait un climat de terreur psychologique au sein du groupe et qu’elle l’aurait notamment traitée de «grosse vache».

Cité par la «NZZ am Sonntag», le directeur de l’Office fédéral du Sport, Matthias Remund, a expliqué que «la philosophie d’entraînement utilisée en gymnastique rythmique ne correspond pas à notre pays, à nos codes éthiques et à l’idéal suisse de la promotion du sport.»

(Sport-Center)

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9 commentaires
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Mendrisiotto

09.07.2020 à 09:37

C'est sportif tout ça,

Annie Malle

09.07.2020 à 09:14

Ces sections de sport d’élite pour les jeunes sont les 90% du temps remplies de maltraitance, abus et autres scandales en plus d’une compétition entre jeunes inutiles. Je ne comprendrais jamais les parents qui laissent leur gamins évoluer dans ce monde complètement malsain. Tout ça pour une hypothétique gloire qui sera de toute façon éphémère et partira à la première blessure grave... jamais je ne laisserai mes gamins entrer dans ces programmes. S’ils sont doués, ils auront une belle passion mais hors de question de les entraîner au point d’en vivre....

Boubacar

09.07.2020 à 08:21

Partout où domine la prestation ambitionnelle, les personnels concernés doivent déployer des capitaux de confiance.