Allemagne: Le chef social-démocrate sous pression
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AllemagneLe chef social-démocrate sous pression

La pression monte autour de Martin Schulz pour qu'il accepte une alliance avec Angela Merkel dans un nouveau gouvernement.

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Le Bundestag allemand a élu mercredi Angela Merkel chancelière pour un quatrième mandat. La dirigeante conservatrice a obtenu 364 voix sur 688 votes valables à la chambre basse du parlement. (Mercredi 14 mars 2018)

Le Bundestag allemand a élu mercredi Angela Merkel chancelière pour un quatrième mandat. La dirigeante conservatrice a obtenu 364 voix sur 688 votes valables à la chambre basse du parlement. (Mercredi 14 mars 2018)

AFP
Le parti social-démocrate lance une campagne pour convaincre ses membres d'approuver un gouvernement avec Merkel. (Samedi 17 février 2018)

Le parti social-démocrate lance une campagne pour convaincre ses membres d'approuver un gouvernement avec Merkel. (Samedi 17 février 2018)

AFP
L'Allemagne doit cesser de donner des leçons budgétaires aux autres pays européens. C'est le credo défendu par le futur ministre allemand des finances Olaf Scholz (photo) dans une interview publiée samedi. (10 février 2018)

L'Allemagne doit cesser de donner des leçons budgétaires aux autres pays européens. C'est le credo défendu par le futur ministre allemand des finances Olaf Scholz (photo) dans une interview publiée samedi. (10 février 2018)

Keystone

Une union entre les sociaux-démocrates (SPD) allemands et la chancelière sortirait l'Allemagne d'une grave crise politique, rapporte la presse alllemande.

Depuis son humiliante défaite aux législatives du 24 septembre, le patron du SPD a signifié à maintes reprises son refus de reconduire la coalition sortante avec la CDU de Mme Merkel. Il dit préférer une cure d'opposition pour se reconstruire.

Mais après l'échec dimanche des négociations entre la CDU, les Verts et les libéraux pour former un gouvernement, et face à la menace d'élections anticipées, le refus de Martin Schulz est devenu plus controversé.

«Le refus de Schulz de participer à un gouvernement sème le trouble au SPD», titre le quotidien Süddeutsche Zeitung. «Le scepticisme pointe au sein du groupe parlementaire et à la direction du parti : avec son refus strict, le chef du SPD est allé trop loin».

Car en cas d'élections anticipées, certains élus craignent d'être punis par les électeurs pour avoir prolongé la crise politique. M. Schulz argumente lui que son échec de septembre aux législatives et le score médiocre de la CDU démontrent que les Allemands ne veulent pas d'une nouvelle «grande coalition».

Steinmeier sur la brêche

«La résistance à Martin Schulz gagne du terrain au SPD», relève de son côté le quotidien populaire Bild, le plus lu d'Allemagne. Selon le journal, une trentaine de députés remettent en question la stratégie de leur patron.

«Nous sommes dans une nouvelle situation», a ainsi insisté Johannes Kahrs, un chef de file de l'aile droite du SPD, dans le journal régional Passauer Neue Presse. «On ne peut pas dire au président: 'vlan, c'est fini'».

Le chef de l'Etat allemand, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier qui veut à tout prix éviter des législatives anticipées, fait quant à lui actuellement le tour des partis susceptibles de participer à une coalition sous l'égide de la chancelière au pouvoir depuis douze ans.

Il va recevoir Martin Schulz jeudi et devrait tenter de le convaincre d'aller négocier avec Mme Merkel. Claudia Roth, l'une des figures des Verts, a aussi encouragé le chef de l'Etat à «amener le SPD à bouger». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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