Le Chili autorise l'extradation de l'ancien président péruvien Fujimori
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Le Chili autorise l'extradation de l'ancien président péruvien Fujimori

La cour suprême chilienne a autorisé vendredi l'extradition de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori afin qu'il soit jugé pour corruption et violations des droits de l'homme au Pérou.

L'arrêt ne peut faire objet d'un appel.

Le ministre de la Justice Alberto Chaigneau a précisé que trouver un accord pour l'extradition «était beaucoup plus facile que prévu» pour le jury de la cour pénale, qui a approuvé «sept des 13 chefs d'accusation» pour lesquels le gouvernement péruvien réclamait son extradition.

Il est notamment poursuivi pour la mort de neuf étudiants et un professeur lors d'un raid meurtrier en 1993 à l'université de La Cantuta, et le meurtre de 15 personnes à Barrios Altos, un quartier ouvrier de Lima, en 1991.

L'ancien président Fujimori, qui a été au pouvoir entre 1990 et 2000, a toujours nié ces accusations, qu'il qualifie de politiques. Le Chili pense extrader Fujimori, 69 ans, dès que possible.

Un responsable de la cour suprême devait se rendre au domicile de Fujimori au nord de Santiago du Chili, où il est en résidence surveillée, pour l'informer de la décision de la justice chilienne.

Il était arrivé au Chili en novembre 2005 après cinq années d'exil au Japon, où il s'était réfugié après le renversement de son gouvernement provoqué par un scandale financier. L'ancien président possède la double nationalité péruvienne et japonaise. (ap)

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