Actualisé 11.03.2013 à 11:20

Suisse

Le choix de la spécialité explique la pénurie

Le problème du manque de médecins en Suisse n'est pas lié au numerus clausus à l'entrée des Facultés de médecine, mais aux spécialisations choisies par les médecins formés, selon les universités.

Malgré une pénurie de médecins en Suisse, les hautes écoles continuent d'appliquer le numerus clausus dans les Facultés de médecine. Les universités reconnaissent que ces tests d'aptitude limitent encore le nombre de futurs médecins formés, mais selon elle le problème est ailleurs.

Il se situe surtout dans le choix des spécialités, écrit lundi la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS). Ce n'est pas la structure d'accueil qui est le plus problématique, mais le fait que les médecins formés ne s'orientent pas nécessairement «vers des spécialités où la pénurie de relève indigène se fait le plus cruellement sentir».

Les médecins ne se spécialisent pas forcément dans la médecine de famille ou la psychiatrie, explique la CRUS dans un communiqué. Les universités sont contraintes de recourir à des tests d'aptitude car elles n'ont pas les capacités d'accueil pour faire face à la hausse d'inscriptions, précise la CRUS.

Au vu du nombre d'inscriptions, la CRUS recommande malgré tout de limiter pour l'année académique 2013-2014 l'accès aux études de médecine humaine, dentaire et vétérinaire dans les Universités de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich. (ats)

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