Le chômage à son plus bas de l'année
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Le chômage à son plus bas de l'année

Le chômage en Suisse continue à se résorber fortement, sous l'effet de la vigueur de la conjoncture. Le taux a diminué de 0,2 point à 3,1 % en juin par rapport à mai, revenant à son niveau de novembre 2002.

Il est probablement à son plus bas de l'année.

Fin juin, 122 837 personnes étaient inscrites au chômage, soit 6649 de moins qu'à fin mai, a indiqué vendredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) dans un communiqué. Il faut remonter à 1998 pour trouver une régression plus importante à cette date.

Depuis le début de l'année, la statistique affiche une baisse de pratiquement 29 000 chômeurs. A la mi-2005, le taux était par ailleurs de 3,6 %.

Porte-parole du SECO, Rita Baldegger souligne que la reprise se répercute positivement sur le marché du travail depuis octobre dernier déjà. Elle fonde son analyse sur l'observation des chiffres du chômage corrigés des variation saisonnières, lesquels ont régressé de 2000 personnes en moyenne mensuelle depuis l'automne 2005.

Le chômage partiel en recul

Le boom économique se manifeste également sur le chômage technique. Les chiffres de mai indiquent une régression du nombre de personnes concernées de pas moins de 32 % par rapport à avril, à 827 personnes.

Les jeunes continuent à profiter clairement du rebond conjoncturel. La classe des 15-24 ans est responsable de presque un cinquième du recul du mois de juin, a calculé Mme Baldegger.

Pour elle, le phénomène prouve que cette catégorie d'actifs subit plus fortement que d'autres les cycles économiques, qu'ils soient haussiers ou baissiers. En chiffres absolus, la baisse du chômage a ainsi concerné 8,5 % des 20-24 ans, alors que le total des chômeurs diminuait de «seulement» 5,1 %.

Fin de l'année scolaire

La tendance concernant les jeunes n'en est pas moins à son point de revirement traditionnel. L'année scolaire s'achevant, les taux de chômage des jeunes vont maintenant remonter, sous l'effet de l'arrivée simultanée d'une masse de demandeurs d'emploi que le marché ne peut pas absorber d'un seul coup.

Un premier indice de ce phénomène s'est déjà manifesté en juin. Les 15-19 ans ont été 168 plus nombreux qu'à la fin mai à timbrer, constituant par la même occasion le seul groupe d'âge à présenter un chômage en hausse.

Cette tendance va maintenant s'accentuer en juillet et août et la régression du chômage va être freinée, si ce n'est annihilée, selon Mme Baldegger. Puis viendra l'automne avec ses forts effets saisonniers défavorables, générés par la baisse de l'activité dans le tourisme et la construction.

Deuxième semestre à la hausse

Le chômage va donc immanquablement remonter dans le courant du second semestre, pour culminer en décembre. Mais la dégradation sera beaucoup moins sévère que ces dernières années. Le SECO table désormais sur un taux annuel moyen de 3,3 %, alors qu'il est de 3,5 % après six mois. La hausse du nombre de chômeurs devrait par conséquent être sans impact sur le taux la plupart des mois.

Pour l'année prochaine, les experts de l'administration attendent un chômage moyen de 2,8 %. En janvier dernier, ils avançaient encore des chiffres de 3,5 % pour 2006 et 3,2 % pour 2007.

(ats)

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