Le chômage continue à remonter
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Le chômage continue à remonter

Le chômage en Suisse a augmenté en janvier pour le quatrième mois consécutif.

Le nombre de chômeurs a crû, sous l'effet de facteurs saisonniers, de 2477 personnes par rapport à décembre, à 131 057. Le taux de chômage demeure inchangé à 3,3% de la population active.

L'explication de la hausse se trouve dans le traditionnel ralentissement d'activité dans la construction, a indiqué mercredi à l'ATS Serge Gaillard, tout nouveau directeur de la division du travail au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Le successeur de Jean-Luc Nordmann se réjouit de l'ampleur limitée du phénomène.

Encourageant

Corrigé des effets saisonniers, le chômage continue de reculer avec une baisse du taux de 0,1 point à 3% en janvier. Une tendance «encourageante», insiste l'ancien dirigeant à l'Union syndicale suisse (USS).

En janvier 2006, la Suisse dénombrait encore plus de 154 000 chômeurs. Avec la baisse de plus de 23 000 en l'espace d'un an, le chômage retombe ainsi à son niveau d'il y a cinq ans.

A la lumière de cette évolution, Serge Gaillard affiche sa confiance pour les mois à venir. Il prévoit un taux de chômage moyen sur l'ensemble de l'année en cours se situant aux alentours de 2,8%, confirmant les attentes du SECO.

Du mieux pour les jeunes

L'effectif des demandeurs d'emplois, soit les chômeurs auxquels s'ajoutent les individus en situation de gain intermédiaire, en formation continue ou en programme d'occupation, s'est accru de 1020 personnes à 193 176. Les Offices régionaux de placement (ORP) ont compté 12 062 places vacantes, 1990 de plus qu'en décembre.

Les jeunes restent les plus touchés avec un taux de chômage qui a progressé de 0,1 point à 4,1% parmi la catégorie des 15-24 ans, relève le SECO. Les deux autres groupes présentent une augmentation de la même ampleur à respectivement 3,3% pour les 25-49 ans et 2,9% pour les 50 ans et plus.

S'exprimant sur le chômage des jeunes, Serge Gaillard entrevoit des signes favorables dans la faible hausse survenue en janvier. En 2005, le problème les frappait nettement plus avec un taux de chômage atteignant 5,1% en moyenne sur l'année. «Nous sommes sur la bonne voie», a-t-il ajouté.

Longue durée

En janvier, le chômage de longue durée (inscription depuis plus d'un an) affectait 18,7% de tous les chômeurs. La majorité d'entre eux (61,5%) se trouvaient sans emploi depuis moins de six mois. La statistique du SECO révèle encore 29 664 entrées au chômage et 27 187 sorties.

Quant aux personnes en fin de droit, les caisses de chômage en ont compté 2369 dans le courant novembre. Un bon tiers demeuraient inscrits aux ORP, tandis que 14% avaient renoué avec un emploi. Le solde, soit 1214 chômeurs, avait disparu des tabelles pour motifs inconnus, parmi lesquels la reprise d'une activité lucrative.

(ats)

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