Le chômage des jeunes a bondi
Actualisé

Le chômage des jeunes a bondi

Le taux de chômage est resté inchangé en Suisse en juillet par rapport au mois précédent, à 2,3%. Comme attendu, le chômage des jeunes - soit de la tranche d'âge de 15 à 24 ans - a bondi.

Sur les 92 163 personnes inscrites au chômage auprès des Offices régionaux de placement (ORP) à fin juillet, 14 800 étaient de jeunes chômeurs de cette catégorie d'âge, selon les chiffres publiés vendredi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Par rapport à juin, leur nombre a augmenté de 1630 ou 12,4%, soit un taux de chômage de 2,7%. Comparé à juillet 2007, où leur taux de chômage est ressorti à 3%, il a toutefois reculé de 1992 personnes ou 11,9%.

«Effets saisonniers»

«Ces données correspondent à nos prévisions», a dit à l'ATS Rita Baldegger, porte-parole du SECO. «Les effets saisonniers étaient attendus, avec ce bond du chômage des jeunes mais aussi une nette diminution dans des branches comme l'hôtellerie-restauration ou la construction», a-t-elle relevé.

A titre d'illustration de ce phénomène, le nombre de jeunes chômeurs entre 15 et 19 ans a enregistré la plus forte progression d'un mois à l'autre en juillet, de 37,1% ou 1214 personnes à 4408. «Un phénomène qui devrait également se manifester en août, nombre de jeunes s'inscrivant plus tard auprès des ORP», selon Mme Baldegger.

Le chômage a par contre reculé dans les tranches d'âge plus élevées, «et en particulier pour les plus de 30 ans», a souligné Mme Baldegger. Le taux de chômage des 25-49 ans a ainsi baissé sur un mois de 0,1 point à 2,3% (-0,2% sur un an), celui des 50 ans et plus dans les mêmes proportions à 2,1%.

Le taux de chômage reste toutefois relativement élevé pour les plus de 60 ans, où il s'inscrit à 2,7%, chez les jeunes de 25 à 29 ans où il est à 2,8%, et surtout chez les 20 à 24 ans où il atteint 3%.

Remontée jusqu'à la fin de l'année

D'ici la fin de l'année, le chômage va globalement à nouveau augmenter, prévoit le SECO. «Là encore pour des raisons saisonnières prévisibles, en particulier dans la construction mais aussi l'hôtellerie», relève Mme Baldegger. Pour l'ensemble de 2008, il table toujours sur un taux de chômage moyen à l'échelle nationale de 2,5%. (ats)

Ton opinion