Crise économique: Le chômage partiel de plus en plus fréquent
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Crise économiqueLe chômage partiel de plus en plus fréquent

Les entreprises suisses sont de plus en plus nombreuses à recourir au chômage partiel pour faire face à la dégradation de la conjoncture économique.

Dans ce cas, l'assurance-chômage indemnise 80% des heures de travail perdues. Dans le but d'»empêcher des licenciements consécutifs à des pertes de travail brèves mais inévitables», relève le Secretariat d'Etat à l'économie (SECO) sur son site Internet.

L'employeur doit soumettre un préavis à l'autorité cantonale au minimum 10 jours avant le début de la réduction des horaires. En cas d'acceptation, il s'adressera auprès de la caisse de chômage de son choix et établira à la fin du mois le décompte des heures chômées.

De 12 à 18 mois peut-être

Le phénomène apparaît depuis l'automne passé avec une multiplication des annonces, même si la statistique livrée jeudi par le SECO ne porte que sur octobre. Ce mois-là, le nombre des heures de travail a bondi de 55,9% par rapport à septembre pour atteindre 81 200. En octobre 2007, il se situait encore à 24 528.

L'entreprise a droit à 12 mois de réduction de l'horaire de travail pendant une période de deux ans, explique Pascal Guillet, responsable de la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance- chômage. Un délai qui pourrait être allongé à 18 mois, a dit la ministre de l'économie Doris Leuthard le 16 décembre.

«La perte des heures de travail n'est pas prise en considération tant et si longtemps que les heures supplémentaires n'ont pas été compensées», ajoute Pascal Guillet, contacté par l'ATS.

Risque de résiliation

Les prestations ne sont pas versées aux salariés, mais à l'employeur. Celui-ci rétribuera son personnel le jour de paie et percevra les indemnités ultérieurement. «De cette manière, le versement du salaire ne subit aucun retard et nous nous assurons que le salaire a bien été versé», précise Pascal Guillet.

Tout entrepreneur est par ailleurs tenu de payer intégralement un travailleur qui refuserait le chômage. Mais celui-ci court alors un risque plus élevé de voir son contrat résilié, avertit le SECO.

Apprenants, travailleurs avec un contrat à durée déterminée et temporaires notamment ne bénéficient pas de l'allocation. Les personnes dirigeantes non plus. Aussi, seuls les salariés à contrat à durée indéterminée peuvent normalement percevoir des prestations de réduction de l'horaire de travail.

Toujours en octobre 2008, 1187 personnes étaient affectées par des réductions de l'horaire de travail, soit 475 de plus (&66,7%) que le mois précédent et 912 de plus qu'en octobre 2007. Le nombre d'entreprises concernées a augmenté de 29 unités pour grimper à 85 (54 un an plus tôt).

(ats)

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