Actualisé 08.04.2017 à 12:46

VaudLe CHUV pèche en médecine complémentaire

L'association romande de médecine complémentaire estime que le gouvernement ne finance pas assez le domaine à l'hôpital universitaire.

Le Conseil d'Etat vaudois affirme que le CHUV va développer ses prestations en médecine complémentaire.

Le Conseil d'Etat vaudois affirme que le CHUV va développer ses prestations en médecine complémentaire.

Keystone

Le Conseil d'Etat vaudois ne prévoit pas les moyens suffisants pour le développement au CHUV des médecines complémentaires. Il manque également de «vision d'avenir», déplore l'association romande de médecine complémentaire (RoMédCo).

Après la réponse du gouvernement vaudois cette semaine au postulat Calpini de juin 2015, la réaction des milieux intéressés ne s'est pas fait attendre. Si l'association salue l'analyse générale menée par les autorités, elle critique un budget très insuffisant et des perspectives peu claires, selon un communiqué diffusé vendredi soir.

Présidée par Luc Recordon, ancien conseiller aux Etats vaudois, l'association juge que le temps de la réflexion n'a que trop duré, alors qu'il existe depuis 1994 un institut de médecine complémentaire à l'Université de Zurich. Il est temps d'agir et de s'en donner les moyens, estime RoMédCo.

Craintes sérieuses

Et là le bât blesse: «le budget alloué (115'000 francs) ne va permettre aucune offre de soins» et le CHUV s'en remet à l'aide temporaire de deux fondations. «On risque même l'arrêt de telles prestations dans deux ans», critique l'association.

Outre le manque d'argent, RoMédCo peine à comprendre la stratégie générale. «Pourquoi les seuls patients en oncologie ont-ils accès aux médecines complémentaires jusqu'en 2019, comment se fait-il que l'ostéopathie ne soit toujours pas accessible aux patients du CHUV», se demande-t-elle, tout en s'inquiétant de la deuxième étape du projet, après 2019.

Financement problématique

Dans son texte, le Conseil d'Etat vaudois affirme que le CHUV va progressivement développer ses prestations en médecine complémentaire, avec un accès plus équitable à ce type de soins. L'expérience en oncologie est assurée grâce à deux fondations, mais la montée en puissance de l'offre «dépendra des moyens financiers», avertit le gouvernement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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