Lausanne : Le CHUV se joint à la mobilisation du 28 octobre
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Lausanne Le CHUV se joint à la mobilisation du 28 octobre

Les employés de l’hôpital universitaire ont décidé vendredi de participer à la journée de mobilisation de l’ensemble du secteur vaudois de la santé fin octobre. But: revaloriser le travail des soignants.

Le personnel soignant a travaillé dans des conditions particulièrement pénibles et dangereuses durant les premières semaines de la pandémie. 

Le personnel soignant a travaillé dans des conditions particulièrement pénibles et dangereuses durant les premières semaines de la pandémie.

KEYSTONE

Réuni vendredi en assemblée générale, le personnel du CHUV a décidé à l’unanimité de participer à la journée de mobilisation de l’ensemble du secteur vaudois de la santé le 28 octobre prochain. Une grande manifestation publique est prévue dès 17h30 devant l’hôpital universitaire à Lausanne pour exiger une revalorisation du travail du personnel de la santé.

«C’est une grande première dans le secteur de la santé du canton de Vaud que de voir une mobilisation conjointe entre le personnel du CHUV et celui de la santé parapublique (hôpitaux régionaux, EMS, CMS, ndlr)», a affirmé David Gygax, secrétaire syndical au SSP Vaud. Le personnel est à bout et très fâché, a-t-il résumé. Une centaine de personnes ont participé dans le calme à l’assemblée générale. Le vote s’est fait à l’unanimité, a précisé David Gygax.

La pandémie de Covid-19 a mis en évidence les faiblesses du système de santé suisse, rappellent souvent les syndicats et associations professionnelles du secteur. Le personnel soignant a travaillé dans des conditions particulièrement pénibles et dangereuses en raison du manque de matériel de protection durant les premières semaines, des changements incessants de plannings et de la charge de travail supplémentaire générée par les mesures Covid-19, disent-ils.

Quatre grandes revendications

Dans les grandes lignes, ils revendiquent une augmentation du personnel, de meilleures conditions de travail, une hausse de salaire et une prime Covid ainsi qu’une offensive massive en matière de formation. Ils critiquent au passage l’attitude passive du gouvernement vaudois.

Parallèlement à la journée de mobilisation du 28 octobre, le but est de pouvoir ouvrir des négociations avec l’Etat, en particulier le Département de la santé et de l’aide sociale (DSAS) de Rebecca Ruiz, et les faîtières patronales. S’il ne devait pas y avoir de signes d’ouverture au dialogue, les syndicats et associations professionnelles se réuniront le 10 novembre pour décider d’une grève le 1er décembre, dont le préavis a déjà été déposé.

Une grève qui risque fort bien de ne pas être suivie par tout le monde. C’est par exemple le cas de la section vaudoise de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI). Elle se dit soucieuse de maintenir un dialogue avec les partenaires sociaux et d’éviter une confrontation potentiellement contre-productive.

«L’appel à la grève dans le contexte actuel de crise sanitaire nous semble difficile. Nous ne voulons pas paralyser l’activité du CHUV et mettre en péril la prise en charge des patients», a expliqué à Keystone-ATS Carmen Catalioto Cuche, coprésidente de l’ASI Vaud. Selon d’autres sources, contactées par l’agence, il devrait y avoir peu de chance que le personnel du CHUV suive le mouvement de grève.

Une délégation du personnel soignant vaudois participera en outre à une action sur la place Fédérale à Berne, le 31 octobre à 14h00, avec d’autres délégations cantonales.

(ATS/NXP)

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