Dopage: Le CHUV vole au secours du labo suisse
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DopageLe CHUV vole au secours du labo suisse

Au coeur du scandale russe, la destruction d'échantillons qu'un labo du CHUV avait reçus de Russie.

Le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), dont dépend le Laboratoire suisse d'analyse du dopage (LAD), a mandaté un audit après les doutes qui ont été émis quant à aux agissements du LAD dans le rapport de l'Agence mondiale antidopage (AMA) rendu public lundi. Le CHUV «s'engage à faire la lumière sur cet événement», assure-t-il dans un communiqué.

La Commission d'enquête indépendante (CI), dont le rapport accuse la Russie de dopage organisé jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat, s'est dite «pas convaincue» par les explications fournies par le LAD. Au coeur de l'interrogation, la destruction en mars 2013 de 55 échantillons que le laboratoire lausannois avait reçus de Russie.

Délai de trois mois

Le directeur du LAD, Martial Saugy, s'est défendu de toute irrégularité en expliquant à la presse ces derniers jours que les 55 échantillons, analysés en novembre 2012, avaient été détruits après le délai de trois mois imposé par les normes internationales. Le CHUV valide cette version dans son communiqué.

«Le Laboratoire suisse d'analyse du dopage du CHUV se défend d'avoir détruit des échantillons provenant de Russie sans avoir respecté les directives de l'Agence mondiale antidopage. (...) En mars 2013, conformément aux procédures en vigueur dans les laboratoires accrédités par l'AMA, cette dernière a été avisée par écrit que le LAD avait procédé à la destruction des 55 échantillons. Sans information contraire, ni écrite, ni orale de l'AMA, le LAD a considéré que le mandat était achevé dans le respect des procédures. Ce n'est qu'ultérieurement, contrairement à ce qui est mentionné dans le rapport de la commission indépendante, que le LAD a été informé par l'AMA de la nécessité de donner des explications documentées sur la destruction des échantillons.»

Il convient de préciser que la destruction des 55 échantillons a été réalisée bien avant que le scandale russe n'éclate, en décembre 2014. Martial Saugy, qui avait été victime de menaces de mort provenant de Russie en 2009, est apparu froissé dans la presse ces derniers jours par ce rapport qui donne l'impression que le LAD a essayé de saboter le travail de l'AMA. (nxp/si)

(NewsXpress)

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