Actualisé 29.07.2016 à 12:26

Moyen-OrientLe CICR a besoin de davantage de fonds en Irak

Le comité a demandé 17 millions de francs supplémentaires pour anticiper la prise en charge des personnes fuyant les combats.

Plus de 10 millions de personnes ont déjà besoin d'assistance en Irak.

Plus de 10 millions de personnes ont déjà besoin d'assistance en Irak.

photo: Keystone

Jusqu'à un million de personnes en Irak pourraient être contraintes de fuir les combats dans les prochaines semaines. Le CICR a demandé vendredi à Genève 17 millions de francs supplémentaires pour anticiper leur prise en charge.

Cette enveloppe sera notamment utilisée pour distribuer de l'eau, de la nourriture, du matériel médical et d'autres éléments d'assistance. De nouveaux appels ne sont pas exclus. Plus de 10 millions de personnes ont déjà besoin d'assistance dans le pays. Parmi elles, plus de 3 millions sont déjà déplacées.

Ce nombre pourrait largement augmenter «si le regain de violences» attendu, notamment à Mossoul, a lieu. Mais des situations similaires pourraient se développer dans des villes comme Kirkouk.

«Nous devons être prêts», dit le directeur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour le Proche et le Moyen-Orient Robert Mardini, de retour d'une visite de trois jours sur place.

Rencontre avec des déplacés

«Chaque jour, des centaines de familles» sont déplacées et 10% de la population du pays se trouve dans cette situation, a-t-il dit devant la presse. Il a rencontré de nombreuses personnes qui ont fui Falloujah et vivent dans un camp.

Elles n'ont pas fait état de mauvais traitements. L'ONU s'était récemment alarmée à plusieurs reprises d'exécutions, de rapts et d'actes de torture perpétrés par les milices irakiennes proches des forces de sécurité envers des déplacés de Falloujah.

M. Mardini ne s'attend en revanche pas à des franchissements massifs de la frontière irakienne vers d'autres pays. Par ailleurs, ceux qui rentrent chez eux devront être assistés pour la reconstruction. Celle-ci pourrait prendre jusqu'à un an au moins à Ramadi, explique encore M. Mardini.

Dans plusieurs régions, des enfants sont déscolarisés, parfois depuis trois ans, et les infrastructures ont été détruites. Selon les estimations, quelque 3 millions de personnes vivent toujours sous le contrôle de l'Etat islamique (EI) en Irak. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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