20 ans de la chute du Mur: «Le ciel berlinois pleurait de joie»
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20 ans de la chute du Mur«Le ciel berlinois pleurait de joie»

Les journaux allemands étaient unanimes mardi à saluer l'aspect à la fois historique, émotionnel et très international des célébrations des 20 ans de la chute du Mur la veille à Berlin.

«Le ciel pleurait de joie», écrit le quotidien Bild, réunissant en un titre la météo exécrable et la liesse des plus de 100.000 participants. Le journal le plus lu d'Allemagne, avec 3,5 millions de lecteurs, consacre 5 pages à la journée de lundi, mettant en exergue sur une double page des phrases tirées des discours des présidents russe Dmitri Medvedev, français Nicolas Sarkozy et de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Mais parmi les invités, les plus populaires n'ont pas forcément été les hommes ou femme d'Etat en exercice.

Die Welt évoque le «retour de la gorbimania», dans un éditorial qui souligne la popularité intacte de Mikhaïl Gorbatchev, dont le nom a été scandé par la foule. «Les Allemands ont eu le flair pour détecter où a commencé ce tournant, où la première pierre a commencé à bouger», estime le quotidien.

«Cela n'est pas dû à Ronald Reagan ou George Bush, à Helmut Kohl ou à François Mitterrand (...) Ce ne sont pas eux qui ont fait tomber le Mur. C'est Mikhaïl Gorbatchev», poursuit-il.

Le succès de la «Fête de la Liberté» a également relancé le débat sur la date de la fête nationale allemande, actuellement fixée au 3 octobre, date de la Réunification en 1990.

Cette date avait été préférée à celle du 9 novembre, qui est également la date-anniversaire de la Nuit de Cristal, en 1938, un vaste pogrom, prélude à l'Holocauste.

«Le 9 novembre est, cela ne souffre aucun doute, devenu le jour de la Fête nationale du coeur des Allemands», estime le quotidien de référence Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Il est possible de fêter quelque chose sans pour autant passer sous silence une autre. Le 9 novembre n'est plus, depuis 20 ans, seulement un jour de honte nationale, mais aussi un jour de bonheur (...) Aucune date ne réunit autant les hauts et les bas de l'Histoire allemande que ce neuvième jour de novembre», plaide l'éditorialiste, Berthold Kohler.

Les dominos géants s'écroulent symboliquement:$$VIDEO$$ (afp)

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