Actualisé 15.02.2011 à 14:49

LampedusaLe cimetière des bateaux tunisiens

Le responsable du port de Lampedusa ne sait plus ou mettre les embarcations des immigrés clandestins.

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atk

L'afflux massif d'immigrés clandestins n'est pas la seule préoccupation d'Antonio Morana, le responsable du port de Lampedusa, en Italie. Le dépôt des embarcations dans le port de la ville utilisées par les migrants lors de leurs traversées de la Méditerranée est également problématique. Près de 50 bateaux jonchent actuellement le port.

Le responsable craint que le Libeccio, un vent violent qui souffle sur l'île, ne fasse casser les amarres des bateaux. Ces derniers pourraient alors s'entrechoquer ou encore abimer les navires de pêche des habitants de l'île, avant de couler. Les autorités ont donc entamé une course contre la montre pour dégager les vieux bateaux du port et les entreposer ailleurs. Mais cette solution s'avèrerait difficile à mettre en place, révèle «La Stampa». Car certains navires seraient trop gros pour être soulevées par les grues du port.

Les embarcations arrivées ces derniers jours sont toutes en bois et en mauvais état. «Elles ne pourront certainement pas être réutilisées en Italie. Elles ne passeraient pas les contrôles de sécurité», a expliqué au quotidien transalpin Antonio Morana.

Petits bateaux déposés à côté d'un terrain de foot

De nombreuses petites embarcations ont déjà été retirées du port et rangées à côté d'un terrain de football. Et ce véritable «cimetière» de bateaux serait devenu une aubaine pour les Tunisiens et même certains habitants de Lampedusa. Les premiers s'y rendraient pour trouver des habits et des objets personnels abandonnés au moment du débarquement. Les Italiens y trouveraient des pièces de rechange pour leurs bateaux de pêche.

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