Football: Le coach bordelais déballe tout, il est mis à pied
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FootballLe coach bordelais déballe tout, il est mis à pied

Gustavo Poyet a tenu une conférence de presse surréaliste jeudi soir. La réponse de ses dirigeants n'a pas tardé!

par
SportCenter
Gustavo Poyet n'a pas été tendre envers ses dirigeants. Ceux-ci le lui ont bien rendu en le mettant à pied.

Gustavo Poyet n'a pas été tendre envers ses dirigeants. Ceux-ci le lui ont bien rendu en le mettant à pied.

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Conférence de presse surréaliste, jeudi soir à Bordeaux, après la qualification des Girondins pour les barrages de Ligue Europa (3-1, 2-1) face à Marioupol. Fâché envers ses dirigeants, parce qu'ils avaient transféré Gaëtan Laborde à Montpellier le jour même sans lui en parler, l'entraîneur uruguayen Gustavo Poyet a menacé de démissionner.

La réaction de ses dirigeants n'a pas tardé. Jeudi soir, le président bordelais Stéphane Martin s'était contenté de répondre que «Gustavo Poyet a été mis au courant du départ de Laborde dès mercredi après-midi». Il avait ajouté: «S'il a pris sa décision seul, on verra...»

Ce vendredi matin, les deux hommes se sont vus à 9h. Dix minutes plus tard, Poyet quittait le Centre d'entraînement bordelais. Il a été mis à pied pendant une semaine, avant - probablement - d'être définitivement viré. Sous contrat jusqu'à la fin de la saison, il était arrivé à Bordeaux en début d'année.

«Ils essaient de me tuer par-derrière»

Il est vrai que les paroles de Gustavo Poyet, jeudi soir, n'étaient pas piquées des vers. Morceaux choisis:

«Je ne suis pas content aujourd'hui. C'est mon plus mauvais jour dans ce club. C'est une honte, ce que le club a fait aujourd'hui avec nous, avec Gaëtan Laborde. Je pense qu'il faut s'arrêter là. J'ai dit au club qu'il ne pouvait pas partir jusqu'à ce qu'on prenne un autre joueur. Ils ne s'en sont pas occupés et ont laissé partir Laborde. On est arrivé à l'hôtel à 11h45 et Laborde (qui était convoqué pour le match contre le club ukrainien) n'était pas là. On l'a appelé et il était à Montpellier. Personne ne m'avait rien dit. Je vais discuter avec mon agent demain (vendredi) et je prendrai ensuite une décision.»

Poyet en avait remis une couche: «C'est une honte qu'ils aient fait ça contre moi, contre les joueurs, contre les supporters. Je ne peux pas accepter ça. J'ai besoin d'explications des propriétaires et du président. Quand ils m'auront expliqué ça, on verra si je continue. Je me fous des dirigeants bordelais qui parlent par-derrière, ils essaient de me tuer par-derrière. C'est à eux de parler avec vous.»

L'attachée de presse a essayé de mettre fin à ce déballage: «On va s'arrêter là...» Mais Poyet l'a rapidement coupée: «Non, non, j'arrête quand je veux, pas quand toi tu veux. Je veux des explications publiques et qu'ils disent la vérité. Je demande le respect et le professionnalisme, pas plus. Et s'il n'y en a pas, c'est fini.»

Eh bien... c'est fini! Pour de bon.

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