Cornavin: Le Collectif 500 passe outre l'étude indépendante
Actualisé

CornavinLe Collectif 500 passe outre l'étude indépendante

Ayant récolté 16'300 paraphes en à peine trois mois, les défenseurs de la variante souterraine pour l'extension de la gare veulent donner la parole finale au peuple. A moins que...

par
Henri Della Casa
Préféré par les CFF, le projet d'ajouter deux voies en surface pour faire face aux besoins d'ici 2025 impliquerait la destruction de 40 immeubles aux Grottes.

Préféré par les CFF, le projet d'ajouter deux voies en surface pour faire face aux besoins d'ici 2025 impliquerait la destruction de 40 immeubles aux Grottes.

Le Collectif 500 a de quoi se pavaner. Forts de 16'300 signatures pour leur initiative populaire en faveur d'une extension souterraine de la gare Cornavin, les habitants et commerçants des Grottes ont décidé de déposer leur texte lundi déjà. A six semaines du délai officiel. Et surtout, avant même le résultat de l'étude comparative commandée par les CFF, le canton et la Ville, attendue ce vendredi.

«Votation il y aura, à moins que l'étude nous convainque totalement, a insisté Morten Gisselbaek, représentant du Collectif. Le critère essentiel reste la sauvegarde de notre quartier». En attendant, les membres du Collectif ne veulent pas poser toutes leurs cartes sur la table: ils attendent désormais les conclusions de l'étude, et prendront ensuite leur décision finale. «Pour l'instant, on ne lâche rien, et on garde nos jokers», ont-ils martelé en coeur. A en croire Lydia Schneider-Hausser, «les Grottes, ça représente quelque chose aux yeux des Genevois».

Selon le Collectif, l'option en surface, souhaitée dès le départ par l'ex-régie fédérale, signifie 40 immeubles démolis et 385 logements détruits. Pour mettre un terme aux oppositions, et assurer le financement du projet d'extension de la gare de Genève par les Chambres fédérales, la Ville, le canton et les CFF se sont mis d'accord en décembre pour mandater une expertise indépendante.

Raison pour laquelle le conseiller administratif Rémy Pagani ne commente pas la décision du Collectif 500 de passer outre le résultat de l'étude. «Pour ma part, je me soumettrai à la décision qui découlera du résultat de l'expertise», indique le magistrat, longtemps fer de lance politique des opposants à l'option aérienne d'agrandissement. L'élu d'Ensemble à gauche ne cache certes pas qu'il se réjouit toujours d'une mobilisation citoyenne réussie.

Ton opinion