Le collectif Rhino investit l'ONU
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Le collectif Rhino investit l'ONU

Lors d'une réunion organisée au Palais des Nations en marge du Conseil des droits de l'homme, il a demandé des comptes à la Suisse pour l'évacuation forcée du squat en juillet dernier.

Le collectif a saisi le rapporteur de l'ONU sur le droit au logement Miloon Kothari. En annexe de son rapport, qui doit être discuté par le Conseil des droits de l'homme lors de cette session, l'expert de l'ONU critique la Suisse.

Il souligne que l'offre de logements sociaux à Genève n'est pas en mesure de satisfaire la demande. Le 9 novembre dernier, le gouvernement suisse a répondu à la lettre du rapporteur en date du 24 août.

Toutefois, Miloon Kothari indique dans son rapport qu'il n'a pas été satisfait des explications données. Le 28 décembre, il a demandé des clarifications supplémentaires. Il attend toujours une réponse des autorités suisses.

Prétexte du fédéralisme

Dans son intervention mercredi au Palais des Nations, le porte- parole du collectif Rhino Maurice Pier s'est plaint de l'absence de sanctions administratives et d'enquête sur les expulsions du mois de juillet. Aucun dédommagement n'a non plus été offert.

«D'après la réponse donnée par la Confédération au rapporteur de l'ONU sur le droit au logement, la Suisse utilise le prétexte du fédéralisme pour ne pas respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme», a conclu le représentant de Rhino.

Le collectif a soumis également un document accusateur pour la discussion du rapport de la Suisse lors du nouvel examen périodique universel (EPU) prévu en mai.

Rhino demande au Conseil des droits de l'homme d'exiger de la Suisse de reloger les résidents du squat qui n'ont pas de toit, d'effectuer une enquête indépendante sur les expulsions et d'envisager des sanctions contre leurs responsables et de manière générale d'assurer pleinement le droit au logement sur les plans fédéral et cantonal.

(ats)

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