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Le commandant de la police lausannoise déplore les dysfonctionnements

De graves dysfonctionnements se sont produits au sein de la police lausannoise, selon un rapport interne.

Son commandant Gérald Hagenlocher déplore ces dérapages mais précise qu'ils sont l'oeuvre d'une minorité de collaborateurs et que des réformes sont en cours.

Dénigrement, insultes, humiliation, menaces, coups, faux rapport d'intervention: la liste des manquements est longue, comme le révèle «Le Matin Dimanche». Le journal se base sur un rapport confidentiel qui doit être présenté à l'ensemble de la police dans les semaines à venir.

Comportements inacceptables

Le document de 138 pages est l'oeuvre d'un groupe de travail interne qui a recueilli sous couvert de l'anonymat dès 2005 les déclarations de policiers au sujet de leur travail. Outre les comportements inacceptables, il dénonce le rôle joué par la «hiérarchie» et «certains chefs» qui pousseraient aux dérives.

Interrogé par l'ATS, le commandant de la police lausannoise Gérald Hagenlocher relativise ces informations. Seule une minorité d'agents sont concernés sur les 200 que compte Police-secours. Sur 30 000 interventions annuelles, trois ou quatre plaintes sont déposées au total.

Le commandant déplore des révélations «sorties de leur contexte» et rappelle qu'il est le commanditaire de cette réflexion de fond en vue d'une meilleure éthique au sein de la police. Les choses changent et ces attitudes «inadaptées» ne sont plus tolérées, selon Gérald Hagenlocher.

Bataille politique

A cause de l'anonymat des dénonciations, toute poursuite pénale est impossible. La police n'a aucun nom, pas de date, pas de circonstances pour établir ces dysfonctionnements. Le commandant estime par ailleurs que ce n'est pas un hasard si ce rapport confidentiel est arrivé dans les mains de l'ancien député libéral Patrick de Preux.

Ce dernier est un fervent partisan de la police unique. Dans «Le Matin Dimanche», le notaire explique que le rapport montre que la police de proximité «ne fonctionne pas du tout». Lausanne et son municipal popiste Marc Vuilleumier se battent précisément pour le maintien d'une police de proximité. Les Vaudois devront voter sur la police unique.

ats

(ats)

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