Actualisé

Drame de la KanderLe commandant évite la prison

Le commandant de compagnie accusé notamment d'homicide par néglicence dans le drame de la Kander ne devrait écoper que d'une peine de prison avec sursis et d'une amende avec sursis.

Seuls les durées et montants requis diffèrent entre l'accusation et la défense.

Répondant mercredi matin aux dix mois avec sursis requis par l'auditeur de l'armée en réclamant une peine qui n'excède pas 3 mois, l'avocat du prévenu a aussi plaidé pour une réduction du nombre de jours-amendes. Au lieu de 60 jours à 155 francs avec sursis demandés par l'accusation, le défenseur a demandé une peine n'excédant pas 30 jours à 130 francs, avec sursis également. Le jugement est attendu dans la journée.

L'avocat de la défense a estimé que son client n'est pas le seul responsable de l'accident. La descente en rafting s'est faite sur une base volontaire, si bien que les autres participants ont au moins une responsabilité partagée.

Un argument réfuté par l'auditeur de l'armée, qui a également demandé à ce que le capitaine soit exclu de l'armée. Ce dernier avait une fonction de supérieur et de meilleures connaissances. Pour l'accusation, le prévenu s'est donc rendu coupable d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et de violation du règlement de service.

Le 12 juin 2008, dix soldats d'une compagnie de sûreté du transport aérien ont descendu dans deux canots pneumatiques la rivière Kander qui se jette dans le lac de Thoune. En franchissant des paliers sur la rivière, les embarcations ont chaviré, éjectant leurs occupants.

Si cinq militaires ont réussi à gagner la rive, les autres ont péri dans les tourbillons. Seuls quatre corps ont été récupérés, le 5e n'ayant jamais pu être localisé. La justice militaire a établi qu'aucune reconnaissance du parcours n'avait eu lieu et qu'aucun service de sauvetage n'avait été organisé. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!